Accueil L’oulipien de l’année L’Invention de Nithard
L’invention du nithard

Page précédente Page suivante

Dans son livre « La langue anglaise n’existe pas, c’est du français mal prononcé », Bernard Cerquiglini écrit : « La puissance véritable de l’anglais et son prestige universel, sa valeur, son aptitude à traiter de tout, tiennent au recours massif à une langue particulière : le français. »

Il le démontre incidemment en prenant le mot nithard qui qualifie en français une bauge, un taudis, une saleté, un endroit souillé tel un grenier à l’odeur de renfermé, où la poussière, les toiles d’araignées, les fientes sont indélébiles, et ce depuis le 9° siècle (Lire « L’invention du nithard » du même auteur).

On trouve également en anglais le mot nithard qui se décompose en « nit » signifiant lente, poux, et hard qui renforce le caractère insalubre de nit, un endroit nithard est dès lors vérolé, souillé, livré à la pourriture comme en français, on qualifie même dans un patois londonien un vieux sac d’os de nithard !

Par hzenon