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L’Inhumation de Sthard

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Les paparazzi rouvrirent le cercueil, saisis par le visage fermé, la poudre, le teint d’araignée, les lèvres peintes : l’âme était morte depuis longtemps, l’absence était totale. Ils regardèrent tout autour les babioles, le mobilier chamarré, les stucs : à l’évidence, rien n’était trop beau ; on avait tout acheté cash. En refermant, Corio Papa lâcha le couvercle vernissé, dont le choc rendit un son caverneux. Le cadavre bâilla, entrouvrant les mâchoires ; par curiosité le journaliste élargit l’ouverture avec l’objectif de son appareil, en sortit un dentier fantastique ; la lumière du flash révéla deux rubis, des saphirs, une aigue-marine, un diam...
 Et voilà, murmura Lano Razzo ; elle ne mordra plus avant longtemps.


Clin d’œil à Fellini, dont le personnage Coriolano Paparazzo de « La Dolce Vita » a donné naissance à un mot repris dans le monde entier.