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Fémurs ressuscités
Fémurs ressuscités de mon amour Nithard,
Fémurs dépoussiérés, perdus dans l’abbaye,
Fémurs qu’on oublia, il n’est jamais trop tard !
Fémurs qui m’attendaient pour me rendre ébahie,
Fémurs abandonnés au milieu du rebut,
Il suffisait qu’un jour on poussât cette porte.
Fémurs qu’a tant cherchés mon mari trop fourbu,
Vous avez supporté la fiente et le cloporte,
Fémurs encartonnés et blanchis dans le noir,
Au miracle du choc contre une boîte sale,
Fémurs chéris, enfin, vous retrouvez l’espoir.
Vous allez reposer dans la crypte abbatiale !

