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Collier

La contrainte du collier, proposée par Alain Chevrier, consiste à doter tous les mots d’un O (sur-contrainte facultative : d’un seul O) par lequel ils s’enfilent comme des perles.

Variante contraire, le chien perdu sans collier, lipogramme dont aucune lettre d’aucun mot ne comporte de boucle fermée ; lettres autorisées : c, f, h, i, j, k, l, m, n, r, s, t, u, v, w, x, y, z, les majuscules C, E, F, G, H, I, J, K, L, M, N, S, T, U, V, W, X, Y, Z, les chiffres 1, 2, 3, 5, 7.

Autre variante, le collier fantaisie, où chaque mot contient un et un seul caractère qui comporte une boucle fermée par où puisse passer un fil : a, b, d, e, g, o, p, q + les majuscules A, B, D, O, P, Q, R + les chiffres 0, 4, 6, 8, 9.


Commentaire d’Alain Chevrier sur la liste oulipo en 2003 —

Contrainte nouvelle (once more !). Nous distinguerons trois formes ou plutôt échelons :

1. Contrainte "collier" absolue / Définition autoréférentielle : "composition où tout mot doit contenir comme voyelle o, trou où on introduit son fort étroit cordon pour pouvoir solidariser tous mots considérés, comme perlouzes conjointes "
(Compris mon jargon ?)
Compliqué donc, comme contrainte, laborieux ! Nous conjecturons pourtant : moult bijoux poétiques sont possibles selon contrainte "collier" moyennant gros boulot. Plutôt pour cousettes.

2. Contrainte du collier semi-molle : tous les mots importants, non grammaticaux, doivent comporter au moins un o. Moins joli car trop peu contraint. Confer ce que je venions de pondre icigo. A prolonger lorsque j’aurons plus de tempo.

3. La contrainte du collier au sens large consisterait à faire des textes dont chaque mot contienne au moins une lettre dans laquelle on puisse passer quelque fil, soit les lettres avec une large panse ou une fine boucle, en l’occurrence dans cette police de caractères, non seulement le e, mais les lettres : a, b, d, e, g, p, q. Comme on le voit, rien de plus fastoche ! Je ne fais aucun effort, et pourrait écrire des kilomètres et des kilomètres de mots. On peut à peine dire qu’elle est une contrainte. On comprend aisément pourquoi : tout mot, même parmi les mots grammaticaux (ou presque), a en effet au moins une voyelle, et comme on dispose de a, e, et o, les mots proscrits sont rarissimes. Bref, sous cette forme trop laxiste, elle ne présente aucun intérêt.