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Un week-end de novembre
Un week-end de novembre, planning chargé, la team ladies, overbookée, sortit des starting-blocks, ouvrit la porte, dress-code baskets et sweat-shirt, pas en crop-top tout de même, et là, le crash : c’était presque gore, pas très cool, ça puait le bull-shit dans ce no man’s land, mais c’était leur business. C’était un trekking au grenier, pour faire leur shopping au milieu de ce supermarket kitch et has been, vérifiant leur checklist au fur et à mesure : quel challenge d’y dealer un truc intéressant ! La loose, rien à garder : turn-back asap.
On va spoiler, un thriller sur un gag, mais ce n’est pas une joke : Anne Potié, la coach (qui flippait), se crasha sur une box pourrie, et avec son badge de Senior Consultant Leader, elle y alla au bluff, prit un cutter dans son kit de survie, agrandit le trou, et en tira un tote bag de plastique. À la lumière de sa maglite, le scoop ! Un squatter dans le tote-bag ? Oui, mais un squatter vintage, tout mort, déposé là en désordre par un Bone Collector : fémurs, tibias, clavicule, crâne !
– Un must-have, le jackpot, s’écria Jocelyne Martin en burn-out ; mon mari le cherchait depuis vingt ans. Bernard Cerquiglini va en faire un best-seller, Le come-back de Nithard, à minuit, après le buzz du prime time de la TV.
Anglicismes.
