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(Re-)découverte de Nithare

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Anne, suivie de Jocelyne, ouvre une porte, saisie de ce remugle de renfermé, de poussière, de toile de vieille araignée, de fiente : personne ne semble être monté cette année, voire cette décennie, une négligence manifeste. Le groupe marche entouré de camelote invendable comme ce meuble éventré, cette roustissure : de toute évidence, toute cette pacotille ne présente aucune utilité ; Anne projette de faire disparaître ce désordre. Lorsque notre amie décide de redescendre, elle se heurte une cheville contre une boîte poussiéreuse. Cette secousse engendre une résonance étrange. Le côté gauche de cette boîte, que déforme une humidité excessive, bâille ; prise de curiosité, Anne repère une petite ouverture, enfonce une extrémité de torche, soulève le couvercle. Elle récupère une poche de plastique ; le cercle de lumière révèle une boîte crânienne, une colonne vertébrale, le vestige reconnaissable, quoique décomposé, de quelque squelette antique.
— Bonne pioche, clame Jocelyne ; je le cherche de longue date.


Une lettre E termine chaque vocable de ce texte.