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Nithard à la barbe bleue

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Anne monta sur le haut de la tour et de là au grenier, saisie par l’odeur de renfermé.
Jocelyne, affligée, lui criait de temps en temps : Anne, ne vois-tu rien ici ? — Et Anne lui répondait : Je ne vois rien que les toiles d’araignées qui poudroient, et la fiente qui verdoie. Tout semble à l’abandon.
Encore un moment, s’il te plaît, lui répondait Jocelyne. Avance au milieu de ces rossignols et des meubles éventrés. Peut-être ne faut-il pas tout jeter ?
Anne buta contre un carton et cela fit un bruit étrange.
Jocelyne lui cria : Anne, ne vois-tu toujours rien ici ? Sois curieuse !
Anne répondit : je vois un carton qui bâillait sous l’humidité. Je vais l’élargir de ma torche et l’ouvrir.
Jocelyne lui cria : Cherche encore un moment ! Anne, que vois-tu enfin ici ?
Je vois, répondit-elle, à la lumière de ma lampe, deux fémurs, des tibias, une clavicule, un crâne. Ce sont les os de la Barbe-Bleue !
– Enfin, s’écria Jocelyne ; mon mari pourra s’arrêter de me chercher noise, depuis vingt ans que je le supporte.


Hybridation partielle avec la fin du conte de Perrault.