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Le Dormeur de la Valise
C’est un trou de verdure où chante une valise
Accrochant follement aux herbes des escrocs
D’argent ; où le soleil, à sa grande surprise
Luit : c’est un petit val qui mousse de fayots.
Un soldat jeune, bouche ouverte, marchandise
Et la nuque baignant de pauvres provinciaux,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, bâtardise
Pâle dans son lit vert, tissus, os et rideaux
Les pieds dans les glaïeuls, il retrousse sa cotte
Sourirait un enfant de sa mine pâlotte.
Nature, en la gadoue il cherche le purin.
Les parfums ne font pas les agrestes bicoques.
Il dort dans le soleil en ses infectes loques.
Tranquille. Il a deux trous. Ne dure qu’un matin.
À la manière d’Arthur Rimbaud, Le Dormeur du val.
