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Le Centon en Terine de Nithard
Tel qu’un morne animal, meurtri, plein de poussière, (Leconte de Lisle)
Elle louche, et l’effet de ce regard étrange (Baudelaire)
Dore les champs, les fleurs, l’onde, et devient lumière. (Hugo)
C’est l’ange Liberté, c’est le géant Lumière ! (Hugo)
J’ai vu sur le chemin s’élever la poussière ! (Lamartine)
Et c’était la grandeur de cette femme étrange. (Hugo)
Tout notre être frémit de la défaite étrange (Hugo)
Ayant Dieu dans le cœur et dans l’œil la lumière. (Hugo)
Malheur à qui des morts profane la poussière ! (Lamartine)
Centon en terine, et sa réécriture :
Anne était fatiguée et pleine de poussière,
Son œil gauche louchait, lui donnant l’air étrange :
Dans ce grenier obscur on manquait de lumière.
Puis Jocelyne enfin libéra la lumière,
Souleva ce carton, envahi de poussière,
Qui rendait aux grands chocs un son vraiment étrange,
Et sa main, sans frémir, sortit un os étrange,
Un fémur, des tibias, brillant dans la lumière :
Nithard revient des morts, mais Michel est poussière !

