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La quête de Nithard
Rêver un impossible rêve,
Sortir parchemin au départ,
Brûler d’une possible fièvre,
Ecrire comme jamais nulle part.
Traduire jusqu’à la déchirure,
Aimer chaque mot, même mal,
Tenter, avec force et sans ratures,
D’atteindre, l’inaccessible étoile.
Telle est ma quête,
Suivre mes voiles,
Peu importe si je flanche,
Peu m’importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis chercher autour,
En questions, sans repos,
Se creuser
Pour l’or d’un mot toujours.
Je ne sais si je serai ce héraut
Mais mon cœur serait tranquille
Et mes mots éclabousseraient de bleu
Ce latin bien trop vieux.
Brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé,
Brûle encore, pour un mot, même mal,
Pour atteindre à s’en écarteler,
Pour atteindre l’inaccessible étoile.
À la manière de Jacques Brel, La quête dans L’homme de la Mancha.

