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La complainte du verger de... Nithard : pauvres de nous !

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Nithard se goinfrait de champignons des bois, pissenlits des champs, baies des forêts et mille doux gibiers à chasser, pêcher, collecter (free of charges). Il se guérissait aux tisanes médicinales des jardins et espérait avec foi en un monde meilleur... Las, de tout son squelette, il frémit !

Il n’eut à vivre (parfois en famille avec bambins) ; jamais : bus, trains, trams, métros : géhennes des retards et traffic jams.

Il n’eut pas à souffrir les HLM et lieux défigurés, les jardins familiers dévastés, les vergers abandonnés, les forêts décimées d’Amazone, les oiseaux et la faune et la flore éliminés partout, les olives et oranges au sol chus en Provence.

Il n’eut point à connaitre la nausée des marées noires des méga-pollueurs pétroliers...

Il n’eut pas à craindre les plastiques des géants de la pharmacie, la fausse médecine, l’alimentation " transformée" ; bref : l’exploitation des gens par la consommation aux prix outranciers, les attentes en caisses, les salaires dérisoires ; la dette publique inexpliquée et les mensonges divers qui sont servis.

Il n’eût pas à s’effrayer des pesticides et poisons ogm que l’on inflige aux campagnes et aux cultures, massacrant coccinelles, abeilles et autres butineurs affairés et utiles...

Certes, il sut les horreurs des guerres : malheur pour tous. Mais eût-il laissé de telles vilenies se commettre ? Alors que l’éducation pour tous venait d’être prônée...