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La boutique obscure
Pour entrer au rez-de-chaussée, il faut d’abord traverser une sorte de couloir très étroit(37). Tout est très blanc et très poussiéreux(76). Sur le sol un morceau de terre (et non pas une immondice ou un excrément)(28). Dans la petite entrée se trouve une lampe sculptée dont le support représente une femme nue, sans tête, étreignant ou étranglant dans ses bras un serpent boa qui se love autour d’elle(13). Il y a une table à côté et sur la table un téléphone décroché(26), au bas d’un haut mur blanc : il est percé, le trou est garni d’un très fin réseau de fils arachnéens(85). Il y a au pied de l’ascenseur un paquet (un moïse) qui contient un sac(36) : il y a quelqu’un, […] avec une tête allongée et des membres tout maigres(37), gisant mort, devenu terre, devenu bloc de terre(28).
– Qu’est-ce que vous avez, Victoire ? Vous êtes toute défaite !(99)
– Un miracle(124), mon patron !(30). Cinquante kilos de bonne barbaque !(77)
Entre parenthèses, les numéros des Rêves-sources tirés de La Boutique obscure de Georges Perec.

