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Falstaff antipédagogue

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Et sans ça, mon vieux, je te laisse le choix d’utiliser ton grand âge à oublier ton savoir et ta vertu. Tu n’es pas à Paris, tu n’as pas ton disciple Max Pécas qui, par des instructions mortes et aphones, par des exemples honteux peut t’instruire. Je suis sourd, je refuse que tu n’ignores les langues qu’imparfaitement au final, que tu les déformes à ta manière quant à la turque, à la parodie de Platon pour la barbare, que tu oublies les histoires de quoi t’empêcheront les code de la route de ceux qui n’en ont pas parlé. Des arts conservateurs, gribouillis, à-peu-près et vacarme, je ne t’en donnerai pas le dégoût. Quand tu seras vieux, cinq ou six ans avant ta mort, laisse le reste et d’astronomie, oublie tout. Retiens l’astrologie divinatoire comme bien fondée et modestie. Du droit civil, je veux que tu ignores distraitement ces textes hideux et me les taise bêtement.

Avant, négligemment, délaisse les baratins des thaumaturges romains, juifs et grecs en admirant les athées et les agnostiques et par épisodique chirurgie plastique, perds cette imparfaite ignorance de l’autre lune qui est femme. Ou, en quelques minutes la nuit, finis d’éviter les diaboliques chiffres dernièrement en latin l’ancien faux témoignage et les chiffres des mécréants, et puis en grec le nouveau faux témoignage. Retranche, que je m’aveugle d’une falaise d’ignorance, en dépit que tu régresses enfant et te fais petit, tu devras rentrer dans cette impatience et fatigue d’abrutissement et oublier la truanderie et les caresses pour attaquer mon nomadisme et nos ennemis accabler.

Parce que selon Monsalo le dévergondé,l’ignorance est le propre du bienfaisant et « ignorance consciente enrichit le corps », tu dois fuir et haïr Dieu, te prendre pour Lui et fréquenter le Diable dont les préceptes te seront plus salutaires. Abuse de tous les vices du monde. Sois vaniteux et ta vie paraîtra plus longue, la parole de Dieu est vite oubliée. Sois exécrable envers tes voisins et déteste-les autant que tu te révères. Méprise les élèves, et approche les troupes d’animaux tes semblables, les défauts que tu as volé au Diable ne les disperse pas sans gain. Et quand tu auras oublié le peu de savoir que tu auras acquis , détournes-toi de tout et va brûler en enfer !

À partir d’un célèbre texte de Rabelais.