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Épifalstaff

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Écrivain, assieds-toi, car ce que tu vas écrire là sera bien un travail de titan. Apprends donc qu’il n’y a que les vivants pour écouter les morts, et ils le font ensemble avec passion. Puis ils aiment faire chanter les vagues lorsqu’eux tous se taisent. Regarde, sens, pense à eux en parlant aux autres, et nie leurs propos : la rareté de la vantardise, la laideur du navire, les flotilles mesquines que l’on a coulées, les ternes combats qui sont perdus, la nullité, la perversité et la laideur que l’on a engendrées. Parce que rien ici, claironna-t-il, n’a exclu que Falstaff parte au Ciel. Quoi que tu saches, sors de toi aussi, sache que rien ne sera que vantardise et pour sauter les diverses routes qu’il a suivies, crève et disparais comme il a navigué et comme il a coulé. Car ce sont les vantardises qui mènent à la mort. Écrivain écris pour eux, pour qu’ils chantent pour moi, songe plus aux étoiles qu’à la lune, c’est seulement ce que le carnet aurait à écrire.