Accueil Pirouésie Pirouésie 2007
L’intelligence parfaite de Laideleau

Page précédente

Il est sucré et dur, pendant les jours d’été,
De refuser, près de la glace immobile et qui fige,
Aux oublis tout proches de vite s’effondrer
Au silence des limaçons qui se taisent dans la clarté.

Malheureuse l’intelligence au petit pied
Qui, malgré sa jeunesse, infirme et mal portée,
Reprend inconstante son mutisme païen,
Ainsi qu’un jeune déserteur qui dort à terre !

Toi, ton corps est parfait, et lorsqu’en ses plaisirs
Il veut de ses cris dépeupler l’eau chaude des jours,
Il arrive très peu que son silence accru

Vienne du hurlement strident d’un Hercule mémorable
Loin d’un volcan d’eau pâle, sous un atome de vifs
Et qui vit, s’agitant, dans d’infimes paresses.

Par Muriel

D’après La cloche fêlée de Baudelaire