Accueil Z’écritoires En sortant des ateliers
Textées sur une chanson d’Anne Sylvestre

Page précédente Page suivante

Elle avait deux, et c’est notoire
Deux yeux profonds dont elle jouait
Et dans lesquels on voulait boire

Elle souriait, toujours aux anges
Son doux babil nous enchantait
Et donnait d’étranges échanges

Cils en battoir, vue abyssale
L’œillade qui tue et assassine
Elle n’aurait pu être amirale

Sautillant sur des javas vaches
Elle tourne ondule elle nous fascine
Et fait vibrer maintes moustaches

A elle seule c’est un spectacle
Regardez la c’est un miracle.

(G. Dumont)

*

Je les aime bien
Les marathoniens
Je les trouve beaux

J’leur fais des câlins
Même si j’comprends rien
Quand ils disent des mots

Vois leurs érections
Il n’est pas question
Qu’ils gardent les marmots

Quand ils courent à fond
Ils traversent le plomb
Comme des neutrinos

Et quand ils font des aquarelles
Je suis l’seul à les trouver belles

(M. Granger)

*
Les contrebassistes qui sont aussi chanteurs :
Face à eux ne résiste
Pas mon coeur.

Concentrés sur la basse, ils bredouillent leurs paroles ;
Mais je ne m’en lasse :
J’en suis folle !

Ils battent la mesure, à quinze ou seize temps ;
Ils ne sont pas très sûrs...
C’est charmant.

Cette onde dans leur voix,
Ces cordes sous leurs doigts
Me font vibrer.

Ces contrebassistes, ces faux-chanteurs :
Moi, je les trouve enchanteurs.

(Louis Couturier)

Textées sur une feuille de route issue de la chanson d’Anne Sylvestre Les Gens qui doutent