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	<title>Zazie Mode d'Emploi</title>
	<link>https://www.zazipo.net/</link>
	<description>Zazie mode d'emploi fait se rencontrer des &#233;crivains, des adultes habitu&#233;s aux ateliers d'&#233;criture, d'autres n&#233;ophytes, des coll&#233;giens, des lyc&#233;ens, des com&#233;diens, des professionnels de la formation continue, des musiciens, des stagiaires, des &#233;tudiants et leurs professeurs, des personnes de toutes nationalit&#233;s, des libraires&#8230; Zazie mode d'emploi s'inspire des propositions de l'Oulipo, qui biffent d'un trait de plume ludique les ordinaires discriminations culturelles. La lisibilit&#233; des consignes, la facture artisanale et savante des textes s&#233;duisent et stimulent tout esprit joueur.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 118</title>
		<link>https://zazipo.net/Le-118</link>
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		<dc:date>2014-03-05T00:35:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>


		<dc:subject>Textes &#224; d&#233;marreur</dc:subject>
		<dc:subject>La Jardini&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je vois des murs de brique aux tons m&#233;lang&#233;s, gris, marron, rouille, un papier peint beige, le plafond en lattes de bois, des tableaux remarquables. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais que ce lieu est riche de rencontres, d&#233;bats sur la ville et les hommes ; moments chaleureux, caf&#233; chaud, palabres en tous genres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je remarque un tableau au fond &#224; gauche, art brut, dessins g&#233;om&#233;triques &#224; la craie, le chuintement de l'eau dans les radiateurs, les petites fleurs blanches sur la table. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ignore qui a peint le visage pench&#233;, yeux (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://zazipo.net/+-La-Jardiniere-+" rel="tag"&gt;La Jardini&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je vois des murs de brique aux tons m&#233;lang&#233;s, gris, marron, rouille, un papier peint beige, le plafond en lattes de bois, des tableaux remarquables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais que ce lieu est riche de rencontres, d&#233;bats sur la ville et les hommes ; moments chaleureux, caf&#233; chaud, palabres en tous genres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remarque un tableau au fond &#224; gauche, art brut, dessins g&#233;om&#233;triques &#224; la craie, le chuintement de l'eau dans les radiateurs, les petites fleurs blanches sur la table.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ignore qui a peint le visage pench&#233;, yeux tristes, traits &#233;maci&#233;s, petite calotte bleue dessus la t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que cet endroit en ce dimanche matin respire le calme, l'ordre, la tranquillit&#233; ; et que c'est vraiment bien qu'il existe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis s&#251;re que les photos en noir et blanc sur le meuble repr&#233;sentent des amis de Michel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me demande par quel miracle ce lieu perdure, comme hors du temps, hors du monde agit&#233; et gris et triste, dehors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je parie que Michel a pr&#233;par&#233; cette pi&#232;ce pour nous, accueil d&#233;licat, soin particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je refuse d'imaginer qu'on puisse fermer cette maison un jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois la toile cir&#233;e verte, le livre &lt;i&gt;Impertinence de l'utopie&lt;/i&gt; et, sur le meuble, &lt;i&gt;Esth&#233;tique de la r&#233;sistance&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le nouvel esprit du capitalisme&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'entends le silence du dimanche, l'eau des radiateurs, le tac tac discret du m&#233;tal qui chauffe, le frottement de nos manches sur la table, le glissement t&#233;nu de nos stylos sur le papier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Michel Perret fut l'h&#244;te de Zazie Mode d'Emploi, qu'il accueillit chez lui, 118 rue Jean Bart &#224; Hellemmes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#234;tre-ouvrier &#233;pris de vie et de po&#233;sie, peu lui importait le dogme, mais beaucoup l'humanit&#233; en lutte...&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce po&#232;me de la s&#233;rie &#171; en remontant la rue &amp; le temps &#187; d&#233;crit la maison, toujours ouverte, d'un vrai ami.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gestom&#232;tres des sensations en passant de la rue Roger Salengro au champ Bobillot &#224; Hellemmes</title>
		<link>https://zazipo.net/Gestometres-des-sensations-en-2331</link>
		<guid isPermaLink="true">https://zazipo.net/Gestometres-des-sensations-en-2331</guid>
		<dc:date>2013-10-08T10:52:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>


		<dc:subject>Gestom&#232;tre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Christiane : Entendre &#171; m&#234;me &#224; Hong-Kong on conna&#238;t Robert &#187;, l'aboiement d'un chien furieux, le vol l&#233;ger du pigeon le long de la Semeuse Distinguer un homme en short rouge qui s'agite sur son trottoir, les rails qui m&#232;nent &#224; la passerelle SNCF, les pav&#233;s herbus, la palissade verte Sentir &#224; peine dans les jambes l'effort t&#233;nu pour monter, la rambarde grumeleuse sous mes doigts Reconna&#238;tre au loin le chant cadenc&#233; d'une m&#233;sange&#8230; une tourterelle, les moineaux, tout pr&#232;s&#8230; menus p&#233;piements Rep&#233;rer : grues (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Christiane :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre &#171; m&#234;me &#224; Hong-Kong on conna&#238;t Robert &#187;, l'aboiement d'un chien furieux, le vol l&#233;ger du pigeon le long de la Semeuse&lt;br class='autobr' /&gt;
Distinguer un homme en short rouge qui s'agite sur son trottoir, les rails qui m&#232;nent &#224; la passerelle SNCF, les pav&#233;s herbus, la palissade verte&lt;br class='autobr' /&gt;
Sentir &#224; peine dans les jambes l'effort t&#233;nu pour monter, la rambarde grumeleuse sous mes doigts&lt;br class='autobr' /&gt;
Reconna&#238;tre au loin le chant cadenc&#233; d'une m&#233;sange&#8230; une tourterelle, les moineaux, tout pr&#232;s&#8230; menus p&#233;piements&lt;br class='autobr' /&gt;
Rep&#233;rer : grues jaunes, tuyaux rouill&#233;s, lampadaires de vieille ferraille, toits en escaliers, et au bout, les champs ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Ou&#239;r le chant du coq, l'impro &#224; la Charlie Parker des alouettes, le ronflement continu d'une loco sur les rails&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;couvrir tout ce vert, sureaux et seringats en fleurs, orties, rames de haricots au pied d'une mini Tour Eiffel grise, puis les maisons de la rue Bobillot, et un homme en salopette bleue, chapeau de toile, accent italien&lt;br class='autobr' /&gt;
Humer l'odeur de l'herbe, de la terre mouill&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir les gramin&#233;es d&#233;licates qui bougent doucement, un champ de seigle h&#233;riss&#233;, une touffe de compagnons rouges, et des blancs aussi&lt;br class='autobr' /&gt;
Baisser les yeux et contempler au sol le chaos de bouts de briques, vieux pav&#233;s roses, morceaux de b&#233;ton, petites pierres blanches, terre jaune, terre brune, traces de pneus, papier jaune, fleurs de camomille&lt;br class='autobr' /&gt;
Percevoir ensemble le cri rauque de la pie, le grondement SNCF, le coq, les moteurs de voitures, d'avion, qui enflent et s'&#233;teignent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ian :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Rep&#233;rer la pile de m&#233;gots d&#233;f&#233;qu&#233;s par une voiture dans le caniveau&lt;br class='autobr' /&gt;
Sentir les g&#233;raniums 15&#8364; les 15 plantes et les pommes d'amour tomb&#233;es dans un pot de fleur&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;couvrir les packs mouill&#233;s et les bouteilles &#233;cras&#233;es de cognac &#171; Comptoir des Flasques &#187; dans le caniveau&lt;br class='autobr' /&gt;
Comprendre que tout le monde conna&#238;t Robert&lt;br class='autobr' /&gt;
Apercevoir une cannette de 16 et deux de Super Premium Lager devant une porte verte avec des barbel&#233;s dessus et un pack de pr&#233;servatifs vide (?) dessous&lt;br class='autobr' /&gt;
Rep&#233;rer depuis la passerelle l'endroit id&#233;al pour la sc&#232;ne obligatoire dans un film d'horreur o&#249; quelqu'un se r&#233;fugie dans un entrep&#244;t d&#233;saffect&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;sempar&#233;e, ses cheveux en bataille et son talon gauche cass&#233;, la jeune femme blonde court en panique vers le b&#226;timent qui bourdonne et reste allum&#233; bien qu'il semble compl&#232;tement d&#233;sert&#233;. Elle s'arr&#234;te subitement et regarde autour d'elle. Personne. Elle regarde encore. Toujours personne. Elle rep&#232;re une porte ouverte au premier &#233;tage de l'usine et grimpe rapidement le vieil escalier en m&#233;tal rouill&#233; qui y m&#232;ne. Elle p&#233;n&#232;tre dans le b&#226;timent en fermant la porte doucement derri&#232;re elle. Depuis la passerelle, l'homme observe chacun de ses gestes&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir de la mousse sur la passerelle d'un vert tellement p&#226;le qu'on se dirait au bord de la mer&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre un TGV gar&#233; qui se r&#233;chauffe&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;couvrir un four &#224; pain converti en barbecue dans la rue Bobillot et &#224; c&#244;t&#233; un petit rectangle de verdure cl&#244;tur&#233; par une barri&#232;re en m&#233;tal avec une table couch&#233;e face par terre et un autre barbecue couvert d'un sac poubelle bleu&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre un coq gueuler&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;couvrir que m&#234;me &#224; la campagne d'Hellemmes il y a des cannettes de bi&#232;re &#233;cras&#233;es par des tracteurs&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre le bourdonnement des insectes qui se r&#233;chauffent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Marc :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Distinguer la distinction de la jeune fleuriste et les volutes de fum&#233;e de sa cigarette.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rep&#233;rer 9 troncs de platanes pench&#233;s du m&#234;me c&#244;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;couvrir sous l'asphalte et l'herbe rase deux rails d'une voie qui ne m&#232;ne nulle part.&lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#233;rer le silence dominical des &#233;tablissements SNCF.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apercevoir les courbes des cultures mara&#238;ch&#232;res et des voies de chemin de fer en proximit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
P&#233;n&#233;trer sur le tron&#231;on d'un chemin d&#233;limit&#233; par 2 barri&#232;res et 2 &#233;criteaux imp&#233;ratifs, c'est priv&#233;, le passage et l'entr&#233;e !&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre 2 coqs apr&#232;s leurs grasses matin&#233;es s'&#233;gosiller dans une discussion sans fin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apercevoir la ronde des voitures autour d'un champ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Robert :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Plonger au coin des rues Roger Salengro et Ferdinand Mathias dans un m&#233;lange satur&#233; d'o&#249; &#233;mergent une sonnerie chez le fleuriste, les parfums et couleurs des bouquets de saison sur le trottoir, &#224; nouveau la sonnerie.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;nombrer en chemin une calandre effondr&#233;e d'automobile Peugeot, un caddy de hard discount renvers&#233;, les d&#233;jections canines qui balisent la trajectoire des pi&#233;tons.&lt;br class='autobr' /&gt;
Indexer, rue Vanderstraeten, une gamme de sensations &#224; travers les semelles en marchant successivement sur le macadam, le gravier, l'herbe revenue envelopper rails et pav&#233;s d&#233;saffect&#233;s ; le secret de mes robustes chaussures n'emp&#234;che pas la plante de mes pieds de deviner le sol que je foule !&lt;br class='autobr' /&gt;
Mesurer la rugosit&#233; relative de la main courante grise de la passerelle au-dessus des ateliers SNCF, polie jusqu'au m&#233;tal dans les virages.&lt;br class='autobr' /&gt;
Diviser en zones, au surplomb du chemin Napol&#233;on, un paysage cribl&#233; de lignes (horizon, rails, c&#226;bles haute tension, r&#233;verb&#232;res, routes, bords des champs, rues, etc.) d&#233;limitant une couleur dominante ; ce matin surtout le vert, le rouge, le gris.&lt;br class='autobr' /&gt;
Trier, yeux ferm&#233;s au c&#339;ur du champ Bobillot, les bruits selon qu'ils s'assimilent &#224; la ville ou &#224; la campagne ; bourdon des moteurs d'automobiles, il y a une ville assur&#233;ment ; mais si pr&#232;s du centre de Lille, une sensation de campagne domine cependant : souffle d'avion transatlantique &#224; 8 000 m&#232;tres d'altitude, oiseaux des champs, impacts d'un outil tranchant dans la terre.&lt;br class='autobr' /&gt;
S'impr&#233;gner d'un contraste chromatique compl&#233;mentaire : rouge de peinture et de rouille (un piquet en fer d&#233;saffect&#233;) sur le vert des gramin&#233;es folles et du chiendent.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;nombrer &#224; l'intersection de trois champs - lin, patates, seigle - ce qui n'a pas sa place ici : capot de chauffe-eau, essieu de 2CV, carr&#233; calcin&#233; de moquette, chemise rouge d&#233;tremp&#233;e, bouteilles en plastique, cartons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sophie :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Examiner les enseignes, City Food, Tropic, Fontaine du Dragon, Centre Agora, Tom &amp; C&#176;.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;couvrir la gu&#233;rite sur une terrasse du loft ; que garde-t-elle ? Observatoire &#224; hiboux ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Observer les lignes m&#233;talliques, les verticales, horizontales, zigzags des toits d'atelier, serpent de la passerelle, c'est une Hellemmes mondrianesque ; bien peu de couleurs, beaucoup de chats.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;couvrir un Thalys et un TGV c&#244;te &#224; c&#244;te, attendant qu'on leur ouvre les entrailles. R&#233;vision g&#233;n&#233;rale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rep&#233;rer les entrelacs des tuteurs &#224; haricots &#224; travers les poutrelles m&#233;talliques du pyl&#244;ne &#233;lectrique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre le voisin &#224; l'accent roulant.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;changer sur le stade et les plants de haricots.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rep&#233;rer la table de jardin an&#233;antie &#224; terre, prisonni&#232;re de l'enclos gazonn&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sentir sous les semelles les asp&#233;rit&#233;s des briques &#233;clat&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;couter le chant des coqs qui conversent de jardin &#224; jardin. Les cloches s'immiscent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Portraits crois&#233;s de l'Atelier 4</title>
		<link>https://zazipo.net/Portraits-croises-de-l-Atelier-4</link>
		<guid isPermaLink="true">https://zazipo.net/Portraits-croises-de-l-Atelier-4</guid>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>


		<dc:subject>Textes &#224; d&#233;marreur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Christiane : Je vois Fred en train de bidouiller un mobile avec une pince Je sais que Fred fait des merveilles Je remarque que Fred dispose les choses pas n'importe comment Je souligne que Fred est un artiste J'ignore combien de mobiles Fred a fabriqu&#233;s depuis qu'il a commenc&#233; Je pense que c'est beaucoup Je suis s&#251;re que Fred prend un grand plaisir &#224; faire ce qu'il fait Je me demande si Fred sait &#224; quel point on admire ce qu'il fait Je parie que Fred a encore plus d'un mobile dans son sac Je refuse de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Christiane :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois Fred en train de bidouiller un mobile avec une pince&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais que Fred fait des merveilles&lt;br class='autobr' /&gt;
Je remarque que Fred dispose les choses pas n'importe comment&lt;br class='autobr' /&gt;
Je souligne que Fred est un artiste&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ignore combien de mobiles Fred a fabriqu&#233;s depuis qu'il a commenc&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense que c'est beaucoup&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis s&#251;re que Fred prend un grand plaisir &#224; faire ce qu'il fait&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me demande si Fred sait &#224; quel point on admire ce qu'il fait&lt;br class='autobr' /&gt;
Je parie que Fred a encore plus d'un mobile dans son sac&lt;br class='autobr' /&gt;
Je refuse de penser que Fred puisse arr&#234;ter de fabriquer des mobiles&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois les mobiles color&#233;s de Fred, immobiles dans le soleil de ce dimanche matin, &#224; l'Atelier 4&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois un buste de femme nue avec des pommes &#224; la place des seins et de la t&#234;te&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais que ce n'est pas vrai, mais quand m&#234;me&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je remarque que le buste est pos&#233; sur un plat&lt;br class='autobr' /&gt;
Je souligne que la pomme-t&#234;te est mang&#233;e en partie&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ignore pourquoi ces pommes me font mal aux seins&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense qu'&#224; moins d'&#234;tre aveugle, nul ne sera indiff&#233;rent &#224; ce buste&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis s&#251;re que Monique elle-m&#234;me fut bien surprise de voir ce qu'elle avait fait&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me demande quel effet ferait ce buste si on l'exposait dans l'&#233;glise Ave Maria d'&#224; c&#244;t&#233; pour figurer &#200;ve au paradis terrestre&lt;br class='autobr' /&gt;
Je parie que&#8230;non, ce buste dans une &#233;glise, &#231;a l'fait pas &lt;br class='autobr' /&gt;
Je refuse de penser que Monique ait fait ce buste d'apr&#232;s mod&#232;le vivant&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois dans l'atelier une autre V&#233;nus, noire, plus tranquille celle-l&#224;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Marc :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois un extincteur pr&#234;t &#224; intervenir sur un feu de cr&#233;ation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais qu'il manque ce jour, en ce lieu, la pr&#233;sence de trois artistes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je remarque une affiche jaune annon&#231;ant en lettre rouge vif que l'artiste est fragile comme pour conjurer le sort parfois contraire qui s&#233;vit dans le monde de la cr&#233;ation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je souligne la pr&#233;sence d'un imposant &#233;tau rouge sur un &#233;tabli qui m'&#233;voque l'art utile.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ignore pourquoi le fil ne se tisse pas entre deux lieux de cr&#233;ation existants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense qu'il y a quelque chose &#224; faire...&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis s&#251;r que cette matin&#233;e oulipienne me permettra de mieux percevoir d'autres horizons, d'autres cr&#233;ations, d'autres humanit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me demande ce qu'il adviendra de cette matin&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je parie que je commence &#224; prendre go&#251;t &#224; cet exercice.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je refuse...rien en ce lieu de cr&#233;ation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois mieux maintenant pourquoi je me suis lev&#233; ce matin dominical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Robert :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois qu'une maquette de steamer peut devenir, du geste qui l'a coll&#233; verticalement, la touche abstraite d'un tableau en relief.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais que sous le galbe lisse de la V&#233;nus noire de Monique, il y a des couches r&#233;p&#233;t&#233;es de toile et de r&#233;sine, et m&#234;me des bo&#238;tes de fer blanc &#224; la place des seins et du ventre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je remarque le go&#251;t prononc&#233; de Parviz pour les lectures ou musiques, sinon subversives, du moins moqueuses de l'ordre bien-pensant, &#224; en juger par les dessins de presse et pochettes de disques dont il tapisse ses valises vernies : Charlie Hebdo, Georges Brassens, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ignore comment finiront les plannings en m&#233;tal d&#233;saffect&#233;s appuy&#233;s en attendant au mur : sans doute une de ces fulgurances rythm&#233;es o&#249; Fr&#233;d&#233;ric t&#233;lescope photos d'immeuble, &#233;corce et t&#244;le ondul&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense que la proximit&#233; d'autres plasticiens, &#231;a stimule.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis s&#251;r que le regard rivet&#233; des visages de Parviz suit le vol &#233;th&#233;r&#233; des mobiles de Fred, que les fleurs de Nathalie se nourrissent de la main des V&#233;nus de Monique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me demande ce qu'il y a dans 2 petits tiroirs noirs, ici : des &#233;pingles, des plombs, des rondelles, des rivets ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Je parie que tout le monde se pose la question.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je refuse la triviale v&#233;rit&#233; que tant de beaut&#233;s restent si m&#233;connues.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois &#231;a, tout &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sylvie :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois les doigts agiles de cet artiste, travaillant &#224; leurs rythmes et &#224; la lueur du jour, un beau soleil fait briller les objets.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais que je ne sais pas en faire autant, mais que j'aimerai essayer un jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je remarque Fred en train de bosser sur ses &#339;uvres, ses mobiles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je souligne que je ne pourrais pas travailler le dimanche matin.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ignore pourquoi Robert me fait lever ce dimanche matin ? Ah c'est pour &#233;crire !&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense que c'est un plaisir pour lui et un plaisir pour les yeux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis s&#251;re que ce capharna&#252;m d'objets ne l'est pas pour ces artistes contenpouriens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me demande pourquoi si peu de gens s'int&#233;ressent &#224; l'art, quel plaisir pour les yeux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je parie que ces deux mains sur le tableau vont se rencontrer et ne faire plus qu'une.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je refuse de croire que tout cela ne serve &#224; rien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois que dans ces valises superbement d&#233;cor&#233;es, il reste encore un peu d'humanit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vive les artistes contenpouriens qui nous aident &#224; rester vigilants, &#224; r&#233;fl&#233;chir et en m&#234;me temps &#224; nous &#233;merveiller, quel plaisir des sens !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'Atelier 4, rue Jules Ferry &#224; Hellemmes, regroupe des plasticiens adeptes de l'art &lt;i&gt;comptant pour rien&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gestom&#232;tres des sensations en parcourant le quartier de la Barri&#232;re &#224; Hellemmes</title>
		<link>https://zazipo.net/Gestometres-des-sensations-en</link>
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		<dc:date>2013-10-08T10:45:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>


		<dc:subject>Gestom&#232;tre</dc:subject>
		<dc:subject>Collectif</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Christiane : Pr&#234;ter l'oreille aux bruits de la rue Jules Ferry : chant de la tourterelle, du merle, des moineaux, voitures qui passent, grincement des freins aux feux, mobylette au loin. Apercevoir sur le trottoir et dans le caniveau l'huile de vidange, le sable qui la recouvre&#8230;, l'&#233;cole jaune, le grand HLM de brique, le lierre sur le mur du garage, un enfant &#224; v&#233;lo, casqu&#233;, la rue Maurice Berteaux dans toute sa longueur, ombre et soleil. Voir la rue Camille Desmoulins en perspective : petits (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://zazipo.net/+-Collectif-+" rel="tag"&gt;Collectif&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Christiane :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#234;ter l'oreille aux bruits de la rue Jules Ferry : chant de la tourterelle, du merle, des moineaux, voitures qui passent, grincement des freins aux feux, mobylette au loin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apercevoir sur le trottoir et dans le caniveau l'huile de vidange, le sable qui la recouvre&#8230;, l'&#233;cole jaune, le grand HLM de brique, le lierre sur le mur du garage, un enfant &#224; v&#233;lo, casqu&#233;, la rue Maurice Berteaux dans toute sa longueur, ombre et soleil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir la rue Camille Desmoulins en perspective : petits jardins, maisons coquettes, voitures des deux c&#244;t&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Effleurer le mur peint en orange, la cl&#244;ture verte du square interdit aux chiens m&#234;me tenus en laisse, le tronc de l'&#233;rable, la bo&#238;te aux lettres &#171; consulting management - la rage de vaincre &#187;, le g&#233;ranium rose &#224; la fen&#234;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#233;rer le grand mur de la rue Mathias et sa v&#233;g&#233;tation d&#233;lirante : lierre, sureaux, &#233;rables, tout au bout les grands peupliers, et un camion blanc qui semble les traverser, en hauteur.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;couter les murmures de la ville par un temps d'&#233;t&#233; - et soudain je suis &#224; Montr&#233;al dans la 10e avenue bord&#233;e d'arbres, o&#249; j'ai march&#233; en mai 2007 - une voiture qui se rapproche, et toujours la tourterelle, comme une plainte lancinante - 7000km me s&#233;parent de la 10e avenue de Montr&#233;al - la m&#234;me tourterelle, ou une autre ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Saisir au passage le chant sur deux notes d'une m&#233;sange dans le marronnier, le vol de deux papillons blancs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Respirer l'air chaud vaguement goudronn&#233;, le parfum d'un sureau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre soudain le train, son cri, le crissement dans les fils &#233;lectriques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir les tags jaunes et verts dans l'abri sur le quai - 10h25 &#224; l'horloge num&#233;rique de la petite gare.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sentir le soleil sur la peau rue Paul Kimpe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apercevoir Casto &#224; droite, LIDL au fond, un arbre cotonneux couvert d'une &#233;glantine rose - D&#233;p&#244;t interdit contre ce mur - on veut une nouvelle cuisine.com - fin de zone 30 - le G &#233;toil&#233; de GIGA store, et sur le mur de brique, &#224; moiti&#233; effac&#233; : &#171; une tradition depuis 1866 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Retour :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Remarquer rue Paul Kimpe dans la courbe les maisons flanqu&#233;es de lampadaires blancs et des antennes paraboliques, comme une &#233;pid&#233;mie, blanches, le petit square minus, une dame en noir tirant son &#171; pousse-m&#233;m&#232;re &#187;, les arbres immenses de la SNCF, des &#233;rables.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre le chant cadenc&#233; d'un pouillot v&#233;loce, des gazouillis inconnus, le cri rauque d'une pie, et encore la tourterelle&#8230;, et des voix d'enfants dans le jardin voisin du quai de la petite gare.&lt;br class='autobr' /&gt;
Noter rue Mathias l'alignement des maisons h&#233;riss&#233;es d'antennes, d'un seul c&#244;t&#233; - et partout, la brique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre en m&#234;me temps une ponceuse, une voiture, le pouillot v&#233;loce, l'homme qui crache.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir un cycliste jaune, une maison blanche, une voiture rouge, une voiture bleue, un cycliste en noir qui l&#226;che son guidon juste avant le virage pour remettre sa casquette noire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Baisser les yeux sur le sol, le trottoir &#224; gravillons, les herbes sauvages le long du mur, les paquets de clopes, un petit Mickey en plastique perdu par un enfant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre un enfant qui pleure en geignant rue Jules Ferry.&lt;br class='autobr' /&gt;
Capter du regard sur le fil &#233;lectrique une m&#233;sange jaune et noire sur ciel bleu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Remarquer avant d'entrer &#224; l'Atelier 4 le square prison entour&#233; de murs de parpaings gris et de grillages tr&#232;s hauts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Marc :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Apercevoir trois amis en qu&#234;te de perceptions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#233;rer quatre directions diff&#233;rentes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rep&#233;rer un sens unique, quel choix ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Examiner un mur long comme un jour sans fin devant lequel on ne peut s'arr&#234;ter.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre m&#234;l&#233;s le son d'une machine cheminote, les gazouillis d'oiseaux et le roucoulement d'une tourterelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#234;ter l'oreille, &#224; deux m&#232;tres d'un rail, le son &#224; venir du train. La vision des rails de chemin de fer suscite l'attente du train comme si rails et train &#233;taient indissociables. Lorsque les rails demeurent sans voix, l'absence et l'attente d&#233;&#231;ue surgissent. Le trouble des esprits s'installe et les murmures douloureux de l'histoire des hommes affleurent de nos m&#233;moires.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;couter le passage incessant des voitures.&lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#233;rer l'absence du train qui r&#233;v&#232;le le chant d'un oiseau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toucher une brique de ce long mur pour marquer quand m&#234;me un arr&#234;t.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre les pleurs d'un enfant dans une rue &#224; sens unique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apercevoir l'entr&#233;e d'un lieu de cr&#233;ation pour quatre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Robert :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre le bourdon du trafic et - &#224; quelques m&#232;tres mais o&#249; ? - une tourterelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;couvrir qu'un cypr&#232;s g&#233;ant, jamais vu auparavant, partage perpendiculairement l'horizon au-del&#224; de la rue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Viser la rue suivante, la plus chic du quartier : calme, lignes de fuite exactes, r&#233;gularit&#233; y compris des courbes et obliques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#233;rer les ruptures dans la perspective si longue de la derni&#232;re rue tout au fond : b&#233;ton, brique, verdure, mur, maison, encore mur, porche, lierre, pignon de face, toit de profil, tout sauf la monotonie qu'on lui pr&#234;te &#224; force d'habitude.&lt;br class='autobr' /&gt;
Effleurer le mur blanc o&#249; r&#233;verb&#232;rent le soleil et le chant de la grive ; feuillage titanesque, vent calme de mai.&lt;br class='autobr' /&gt;
Se laisser surprendre, fr&#244;ler par un train au d&#233;tour de la station ferroviaire, trait de sabre d'un colosse samoura&#239;, souffle prolong&#233; d'&#233;chos m&#233;talliques dans le rail et la cat&#233;naire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rep&#233;rer depuis l'impasse tout ce qui fait signe ostentatoire : LIDL, 4 passages pi&#233;tonniers, 4 panneaux de sens interdit, 1 &#034;c&#233;dez la priorit&#233;&#034;, 3 feux tricolores, les lettres GI de l'enseigne GIGA, CASTORAMA en entier, une bo&#238;te aux lettres jaune, une plaque avertissant &#171; d&#233;p&#244;t interdit contre ce mur &#187;, les restes d'une r&#233;clame sur la brique d&#233;lav&#233;e : &#171; une tradition depuis 1866 &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
S'apercevoir au retour qu'il y a, quai de la petite station, une horloge digitale des ann&#233;es 80, pr&#233;cise &#224; la seconde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Caresser le mur, brique polie, joint rude, s'imaginer aveugle ; et l&#224; je ferme les yeux pour davantage entendre le cliquetis d'une cha&#238;ne, le cycliste qui crache, la ponceuse ; je sens l'ombre puis le soleil ; alors j'&#233;value que si aucune rue - m&#234;me voisine, m&#234;me jumelle - dans l'univers n'a exactement le m&#234;me aspect, aucune non plus n'offrirait &#224; ma peau la m&#234;me alternance d'ombre et de lumi&#232;re, &#224; mon ou&#239;e le m&#234;me panorama d'ambiances (tableau cribl&#233; de touches v&#233;g&#233;tales sourdes, touches min&#233;rales r&#233;verb&#233;r&#233;es) ; comprendre par l&#224; qu'on puisse &#224; son insu reconna&#238;tre sa rue sans la voir, et finalement l'appr&#233;cier comme aucune autre au monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mesurer l'in&#233;luctable effet du temps sur les briques poreuses, cro&#251;tes de sang s&#233;ch&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#234;ter l'oreille, arriv&#233; au petit square, &#224; des moineaux st&#233;r&#233;ophoniques, toujours la ponceuse, un volet roulant quelque part, les h&#233;lices des mobiles &#233;oliens du voisin le Sculpteur, une auto qui s'approche, ralentit, tourne et s'en va.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sylvie :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir un beau ciel bleu&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre le bruit d'une voiture, en ville ce n'est pas &#233;tonnant, m&#234;me un dimanche matin, mais un petit gar&#231;on en v&#233;lo si !&lt;br class='autobr' /&gt;
Distinguer une grande maison au fond de la rue, ce n'est certainement pas une maison ouvri&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apercevoir ce grand mur de cette rue Ferdinand Mathias me laisse perplexe.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;couvrir que derri&#232;re ce grand mur existe beaucoup de v&#233;g&#233;tation, des arbres, peut-&#234;tre des &#226;mes qui vivent et une grande grue qui me donne le vertige, qu'y a-t-il de l'autre c&#244;t&#233; ? Des rails, des arbres, des maisons ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre le train qui passe et le bruit des oiseaux en m&#234;me temps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rep&#233;rer cet endroit et se rendre compte que c'est beaucoup moins loin &#224; pied qu'en voiture : Castorama, Giga, Bo&#238;te postale, Petite place, voitures &#224; l'arr&#234;t et voitures qui d&#233;filent, trop pour un dimanche matin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir un homme avec un chien d'un c&#244;t&#233; et un v&#233;lo de l'autre, curieux non !&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#234;ter l'oreille au vent qui caresse mes bras au bord des rails du Mont-de-Terre ; graffitis, cartables &#224; la fen&#234;tre et toute cette rang&#233;e de maisons !&lt;br class='autobr' /&gt;
Examiner les toits de la maison 240 rue Ferdinand Mathias, antennes, paraboles, vive la haute technologie, les chemin&#233;es &#224; c&#244;t&#233;, que dire !&lt;br class='autobr' /&gt;
Entendre ces cris de cette petite fille qui pleure, rue Jules Ferry comme un miaulement de chats, &#224; la sortie du parc, c'est strident, triste, pourquoi ces cris ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Effleurer ce grillage d&#233;coup&#233; pour que ce parc soit ouvert jour et nuit, contraire &#224; ces murs et filets partout, comme un prison ext&#233;rieure , ouvert gr&#226;ce &#224; un trou carr&#233; dans le grillage, c'est rigolo, non&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Syndrome</title>
		<link>https://zazipo.net/Syndrome</link>
		<guid isPermaLink="true">https://zazipo.net/Syndrome</guid>
		<dc:date>2013-10-08T10:41:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>


		<dc:subject>Micka&#235;l Thomas</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On annon&#231;a une bourrasque de mots. Certains scribes entendirent le signal du vent grammatical. Ils se lev&#232;rent et se mirent en marche, en direction des virgules et &#224; l'aff&#251;t du point. On les vit se percher sur des accents immat&#233;riels et faire des signes inconnus &#224; l'esprit circonflexe. Ils prirent et burent l'odeur, la couleur, le son. Ils revinrent apais&#233;s, enivr&#233;s de traits d'union et de parenth&#232;ses ouvertes. On leur demanda o&#249; se trouvait cet endroit singulier. Ils ne purent l'expliquer&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Syndrome, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://zazipo.net/+-Mickael-Thomas-+" rel="tag"&gt;Micka&#235;l Thomas&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On annon&#231;a une bourrasque de mots. Certains scribes entendirent le signal du vent grammatical. Ils se lev&#232;rent et se mirent en marche, en direction des virgules et &#224; l'aff&#251;t du point. On les vit se percher sur des accents immat&#233;riels et faire des signes inconnus &#224; l'esprit circonflexe. Ils prirent et burent l'odeur, la couleur, le son. Ils revinrent apais&#233;s, enivr&#233;s de traits d'union et de parenth&#232;ses ouvertes. On leur demanda o&#249; se trouvait cet endroit singulier. Ils ne purent l'expliquer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Syndrome&lt;/i&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;sert avec un amour &#224; la tra&#238;ne,&lt;br class='autobr' /&gt;
horizon sous terrible transe,&lt;br class='autobr' /&gt;
le malaise entre. Tel un ver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jours enfl&#233;s dans un ventre qui g&#234;ne,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;ructent, vomissent les sens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et chutent partout, de ciel &#224; terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par-dessous le visage et son haleine,&lt;br class='autobr' /&gt;
un oubli pernicieux s'&#233;lance.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;coupant les oeuvres &#224; taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au petit matin,&lt;br class='autobr' /&gt;
matin ciel,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;les nymphes &#233;perdues&lt;br class='autobr' /&gt;
s'abandonnent aux rayons,&lt;br class='autobr' /&gt;
rayons lignes,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et se mirent dans la ros&#233;e,&lt;br class='autobr' /&gt;
ros&#233;e sucre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les songes,&lt;br class='autobr' /&gt;
sous la lumi&#232;re,&lt;br class='autobr' /&gt;
s'&#233;vaporent les passions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extr&#234;mes,&lt;br class='autobr' /&gt;
de sucre et de lignes jusqu'en ciel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Portraits crois&#233;s du jardin</title>
		<link>https://zazipo.net/Portraits-croises-du-jardin</link>
		<guid isPermaLink="true">https://zazipo.net/Portraits-croises-du-jardin</guid>
		<dc:date>2013-10-08T10:35:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>


		<dc:subject>Textes &#224; d&#233;marreur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Christiane : Je vois les frais feuillages, le tapis jaune des pissenlits, un massif de consoude officinale en boutons rouges et clochettes blanches couvert d'abeilles, le kiwi qui se d&#233;plie, le myrtillier qui fleurit d&#233;j&#224;, trois grands narcisses blancs&#8230; Je sais que le jardin va bient&#244;t entrer dans la magnificence des floraisons d'aub&#233;pines, iris, ancolies&#8230;, qu'il deviendra un paradis, le jardin d'&#201;den, et qu'on entendra le chant des grenouilles en &#233;t&#233;. Je remarque que la mare est pleine et que les joncs (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://zazipo.net/-En-remontant-la-rue-et-le-temps-59-" rel="directory"&gt;En remontant la rue et le temps&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://zazipo.net/+-Textes-a-demarreur-+" rel="tag"&gt;Textes &#224; d&#233;marreur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Christiane :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois les frais feuillages, le tapis jaune des pissenlits, un massif de consoude officinale en boutons rouges et clochettes blanches couvert d'abeilles, le kiwi qui se d&#233;plie, le myrtillier qui fleurit d&#233;j&#224;, trois grands narcisses blancs&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais que le jardin va bient&#244;t entrer dans la magnificence des floraisons d'aub&#233;pines, iris, ancolies&#8230;, qu'il deviendra un paradis, le jardin d'&#201;den, et qu'on entendra le chant des grenouilles en &#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je remarque que la mare est pleine et que les joncs raides l'envahissent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je souligne la gr&#226;ce du rosier en train d'&#233;clore, la splendeur des girofl&#233;es pourpres de la cl&#244;ture.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ignore qui a mang&#233; les poissons rouges du bassin, mais je soup&#231;onne le grand h&#233;ron aper&#231;u l'autre jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense que les enfants sont tr&#232;s tristes de leur disparition.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis s&#251;re que le nouveau mur de b&#233;ton gris sera couvert de lierre et de dessins d'enfants l'ann&#233;e prochaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me demande combien nous serons en juin dans ce jardin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je parie qu'il y aura du monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je refuse d'imaginer que le malotru qui a coup&#233; des arbres avec rage en novembre puisse r&#233;cidiver.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois un &#233;norme bourdon noir et roux qui butine les fleurs jaune d'or des ajoncs ; la vie est l&#224; en ce jardin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Micha&#235;l :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois la couleur jaune qui est sem&#233;e ; elle contrarie le remue-m&#233;nage des hommes sur la plaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais que le cercle aquatique est un va-et-vient. ; il s'emplit, s'ass&#232;che, s'emplit, s'ass&#232;che&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je remarque que le tunnel de saules est l'envergure d'un oiseau imaginaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je souligne ces mots comme le mur souligne une limite.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ignore et c'est agr&#233;able de ne pas tout savoir ; j'ignore tout ce que je ne sais pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense qu'un insecte s'est perdu en voyage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis s&#251;r que le rondin sur lequel je suis assis fut le f&#251;t d'un arbre &#224; fruits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me demande pourquoi nous avons abandonn&#233; notre lit nature.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je parie que l'audace des v&#233;g&#233;taux me surprendra toujours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je refuse et je refuserai les plaies v&#233;g&#233;tales ; c'est un manque de savoir-vivre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois bien que le monde sort du sommeil et que rien ne peut l'en emp&#234;cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Robert :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois le jaune d'or des pissenlits, merveilleux pissenlits maudits des jardiniers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais comment s'appellent les pissenlits, c'est d&#233;j&#224; &#231;a.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je remarque qu'il sont p&#233;tris de qualit&#233;s durables : imm&#233;diate splendeur de la fleur jaune d'or, prochaine danse d'aigrettes escamot&#233;es au vent, comestibilit&#233; de salade ce midi, de miel &#224; l'automne (il y a une ruche au bout du Jardingue), t&#244;t ou tard menu par la racine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je souligne qu'&#224; tous ces titres, les pissenlits m&#233;ritent consid&#233;ration, r&#233;habilitation.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ignore au Jardingue le nom de la plupart des autres plantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense aux pissenlits au point d'oublier qu'un portrait de jardin devrait s'occuper de ce qu'il y a entre les pissenlits : la mare, les arbres, la butte, le potager.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis s&#251;r que des savants et po&#232;tes comme Alphonse Allais (inventeur du caf&#233; lyophilis&#233;) ou Charles Cros (de la photo couleur) auraient tr&#232;s s&#233;rieusement su mettre au point une formule de fromage &#224; base de lait ferment&#233; de pissenlit, ou alors le proc&#233;d&#233; d'impression pissenlitrichromique &#224; partir du jaune de p&#233;tale, du bleu de tige et du rouge de racine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me demande, relevant la t&#234;te du tapis de pissenlits (s'il fallait inventer le mot tapissenlit, &#231;a se ferait ici), ce que deviendra le Jardingue dans 10, 20 30 ans, ce qu'il en restera dans 100, 200, 300 ann&#233;es, si&#232;cles, mill&#233;naires... car il devra en subsister quelque chose infime.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je parie les pires calamit&#233;s &#224; quoi cependant survivront quelques graines et insectes, bouts d'ADN v&#233;g&#233;tal et animal, m&#233;moire de pissenlits et d'abeilles, riens de vie avant de nouvelles &#232;res de sauvagerie et de sagesse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je refuse la disparition des musiques du vent, de la grive, de la cloche lointaine, du volet roulant, du bourdon intitul&#233; rumeur de la ville, au c&#339;ur de quoi des pissenlits jaune d'or.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Yanice :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois une maison de poup&#233;e qui n'est pas pour les enfants, bien que l'on dise vulgairement &#171; ce n'est pas la petite b&#234;te qui va manger la grosse &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je remarque un arbre tout &#224; fait singulier poussant &#224; l'horizontale - malheureusement son nom s'est effac&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je souligne que malgr&#233; les nombreux jours qui percent la cabane, les habitants ont pris soin d'y pr&#233;voir une petite lucarne.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ignore combien de personnes ont particip&#233; &#224; la r&#233;alisation de ce jardin divis&#233; en plusieurs parcelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense que je reviendrai m'allonger dans ce hamac g&#233;ant (ou pour 2 personnes ?) en bois pour le tester quand il sera sec.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis s&#251;re que si j'avais habit&#233; dans une des maisons juste en face du jardin, j'aurais particip&#233; &#224; sa r&#233;alisation, ou au moins je serais venue y pique-niquer r&#233;guli&#232;rement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me demande si les branches rassembl&#233;es en fagots qui trempent dans la mare le sont intentionnellement, pour une utilit&#233; &#233;cologique que j'ignorerais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je parie que dans ce petit jardin bien tranquille aux allures bucoliques, maintes et maintes disputes ont eu lieu pour savoir o&#249; allait &#234;tre le potager, la mare, le labyrinthe tress&#233;, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je refuse d'admettre que les nuages peuvent atteindre le soleil quand on est dans ce jardin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vois des petites touffes vertes de persil bien align&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Le jardin s'appellerait&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Vent dans les Sauges&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Jar-dit-Non&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Pierres&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Fer dans la Plaine&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Losange&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Jardingue&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Gratte-Nuages&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Jardin d'&#201;den&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Bizardin&lt;br class='autobr' /&gt;
...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Poe&#768;mes e&#769;crits a&#768; 6 mains</title>
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&lt;p&gt;Trois fois rien - jaune pissenlit Trois chemins - rouge terre battue Porte bleue - barbele&#769;s, arbre fleuri Sur fond de macadam, truffe noire du chien roux Vacarme insense&#769; de la petite moto, talons qui claquent sur le trottoir &lt;br class='autobr' /&gt;
La moutarde est jaune primeve&#768;re Graines de moutarde jaune jonquille Placard jaune : a&#768; louer Passage d'un camion citerne vert jaune - pense&#769;es de toutes les couleurs Motard roulant pour une maladie hurlante &lt;br class='autobr' /&gt;
Top et cling ! de la voix et de la grille juste en me&#770;me temps (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://zazipo.net/-En-remontant-la-rue-et-le-temps-59-" rel="directory"&gt;En remontant la rue et le temps&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trois fois rien - jaune pissenlit&lt;br class='autobr' /&gt;
Trois chemins - rouge terre battue&lt;br class='autobr' /&gt;
Porte bleue - barbele&#769;s, arbre fleuri&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur fond de macadam, truffe noire du chien roux&lt;br class='autobr' /&gt;
Vacarme insense&#769; de la petite moto, talons qui claquent sur le trottoir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La moutarde est jaune primeve&#768;re&lt;br class='autobr' /&gt;
Graines de moutarde jaune jonquille&lt;br class='autobr' /&gt;
Placard jaune : a&#768; louer&lt;br class='autobr' /&gt;
Passage d'un camion citerne vert jaune - pense&#769;es de toutes les couleurs&lt;br class='autobr' /&gt;
Motard roulant pour une maladie hurlante&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Top et cling ! de la voix et de la grille juste en me&#770;me temps&lt;br class='autobr' /&gt;
Une vieille usine, un vieux mur, une vieille chemine&#769;e, un nouveau ba&#770;timent et tout cela en me&#770;me temps&lt;br class='autobr' /&gt;
Les ruelles a&#768; mille plans pour le moteur a&#768; quatre temps&lt;br class='autobr' /&gt;
Papiers mouille&#769;s, vieux paquets de clopes, plastique en de&#769;route&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis la boulangerie du coin, son odeur familie&#768;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au revoir jardin, je m'envole&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur la foule&#769;e de l'homme noir ve&#770;tu, je de&#769;colle&lt;br class='autobr' /&gt;
Le grand portail bleu de l'usine et le tas d'immondices&lt;br class='autobr' /&gt;
Les chiens, les odeurs vulgaires, le soleil qui nous la&#770;che&lt;br class='autobr' /&gt;
Part sur sa mobylette le soleil ou l'homme noir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'herbe est a&#768; plat ventre&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gros corbeau noir me regarde et la pie traverse la rue&lt;br class='autobr' /&gt;
Le petit poucet a seme&#769; sa mousse colore&#769;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Le corbeau et la pie, l'ogre petit poucet&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout c&#807;a dans ma rue, ah ben mince j'avais jamais vu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les feuillages vert tendre et le portail qui claque&lt;br class='autobr' /&gt;
nous poussent sur le chemin de terre rouge - au revoir le jardin&lt;br class='autobr' /&gt;
Le chemin de terre rouge, les cerisiers en fleurs&lt;br class='autobr' /&gt;
tre&#768;s, tre&#768;s loin en quelques pas seulement&lt;br class='autobr' /&gt;
Pe&#769;tarade de mobylette, voitures sur le trottoir et heureusement la bonne odeur du pain&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Poe&#768;mes e&#769;crits a&#768; 6 mains par Agne&#768;s, Christiane, Michae&#776;l, Robert, Sylvie, Yanice&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



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