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Falstaff accoste à Pirou



Vois, ce petit nuage en train de bourgeonner…
Au dessus d’une terre à peine perceptible.
Dans le ciel du matin, encore on voit la Lune

On perçoit maintenant quelques voiles glisser
Sur l’horizon très plat, quand se lève la brume
Et un grand bateau blanc s’approche, bien visible

Un voyageur, aventurier ou conquérant
Est sans doute à la proue, observant notre plage
Impatient d’accoster à un nouveau rivage

Le bruit des vaguelettes envahit tout l’espace
L’homme dans son bateau les entend-il déjà ?
Le pavillon est blanc, au sommet de son mât.

Vient-il ici pour faire un ultime voyage ?
Mettra-t-il dans nos cœurs de nouvelles images ?
Du haut de la dunette, un matelot nous voit.

Le navire est tout près, son mât touche le ciel.
Aux gestes qu’il nous fait, je devine la joie
de l’homme qui arrive en un pays nouveau.

Ce n’est certes pas lui qui viendrait, d’amertume,
exercer son courroux ou bien chercher fortune
il vient chercher la paix : je le sens, je le vois !

La barque est mise à l’eau, douze hommes y descendent
le voyageur reste debout. Il porte beau.
Son habit me rassure : il est homme de bien.

Quand dix des matelots tirent la barque à terre
l’homme au corps de géant lance un cri inaudible.
Il débarque à son tour, s’avance vers la dune.

Approchons-nous, tous deux, lui faire un bon accueil.
Cours vers lui, précipite-toi : c’est un seigneur !
Mais… pourquoi tire-t-il son épée du fourreau ?

Aïe ! Il t’a immolé d’un coup droit dans le ventre…
Il vient vers moi… Je n’ai plus le temps de penser
ni de m’enfuir… Ah ! Il m’a frap….pé…

Exercice : Poème paysager
Au début, un bateau inconnu s’approche, au loin.
Au dernier vers on peut toucher le voyageur qui arrive.

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