Voici le texte, agrémenté d’un enregistrement — effectué avec les moyens du bord — de la pièce Falstaff à Pirou, donnée dans le presbytère de Pirou-Bourg le vendredi 25 juillet 2008 à 18h.
Sur un navire. Falstaff arrive d’Angleterre par la mer accompagné de ses mousses et chœur de marins.
Les mousses :
— Gros homme !
— Pilier de bistrot !
— Chanteur quand il a un p’tit coup dans le nez !
— Flambeur !
— Baratineur (un gros baratineur) !
— Voyou !
— Vantard !
— Hâbleur !
— Vicelard !
— Saoulard !
— Matamore !
— Crédule !
— Naïf !
— Jovial !
— Truculent !
— Obsédé !
— Optimiste !
— Ambitieux !
Falstaff :
Moi, Falstaff, je suis gros. Et je m’en réjouis :
— En combat, je suis capable de tuer un adversaire d’un seul coup en me jetant sur lui.
— Je ne monte que sur des chevaux de toute première force.
— Je peux, quand ça me chante, choisir quatre ou cinq filles bien potelées pour passer la nuit sans craindre de me sentir écrasé sous leur poids.
Un mousse :
Choses qui le font grossir :
Falstaff :
— Croustades de perdrix à la crème arrosée de graisse d’oie, en amuse-bouche (une douzaine).
— Des Bulots à la crème. Disons : une bonne brouettée. Et avec de la mayonnaise.
— Des Harengs à la crème, flambés au Calva. Un banc entier !
— Une demi-vache à la broche, farcie avec ses petits veaux aux lardons. Avec beaucoup de crème, bien sûr.
— Quelques camemberts bien coulants en brochette, agrémentés de crème.
— Une montagne de gâteaux à la crème.
— Bref, j’aime manger : trop salé, trop gras, trop sucré. Pas de fruits et légumes. Et surtout : avec de la crème.
Un mousse :
Choses qu’il aime :
Falstaff :
— Les cuisses des dames légères et le dessous de leurs robes.
— Barbara et ses mamelons qui bougent quand je les touche.
— L’alcool qui me remonte au nez quand c’est pétillant.
Un mousse :
Choses qu’il aime bien raconter aux enfants pour leur faire peur :
Falstaff :
— Être sage fait mourir très tôt.
— Dire merci souvent empêche d’être grand.
— Prier avant les repas favorise l’aérophagie, c’est mathématique.
Un mousse :
Choses qui le font pleurer :
Falstaff :
— Les tavernes fermées le dimanche.
— Voir de jolies filles rentrer au couvent.
— L’eau plate et les endives bouillies.
Un mousse :
Choses qu’il n’a jamais faites :
Falstaff :
— Sauter un repas.
— Arrêter de chanter parce que j’étais trop saoul.
— Arrêter de boire parce que je ne pouvais plus chanter.
Un mousse :
Choses qui le tracassent :
Falstaff :
— Le fait que soeur Barbara soit une bonne soeur, ce qui m’empêche d’avoir des liaisons très intimes avec elle.
— La qualité des repas en prison.
— Les pieds froids de soeur Barbara quand je suis au lit avec elle.
Un mousse :
Choses qu’il n’ose pas dire :
Un mousse :
— Qu’il aime taper très fort, surtout sur un ennemi plus faible que lui, voire déjà mort.
Un mousse :
— Qu’il a du succès avec les femmes, surtout quand il les paye.
Un mousse :
— Qu’en essayant de draguer deux mégères, il est devenu la risée de toute l’Angleterre.
Un mousse :
Choses qui lui feraient peur :
Falstaff :
— Ne pas avoir vécu.
Un mousse :
Choses qu’il pourrait chanter :
Chanson Falstaff - Héros de Pirou
J’aime à chanter dans la dune
Les jeux de Falstaff rebelle
Sous la lune
Sans étincelle
Sans une thune
Dans l’escarcelle
Vive Falstaff héros de Pirou
Sur la plage. Falstaff descend, retrouve Pirou.
Falstaff :
Mes chevilles enflent comme ta vague, ô mer
Ma vanité comme ta marée
Ma sagesse est infinie comme ton horizon
Ma modestie comme ton immensité
Ma voix puissante gronde ainsi que tes rouleaux
Mes ronflements comme ton écume
Jusqu’à Lessay j’irai d’une seule enjambée
À Pirou, j’y mettrai l’autre pied
Les mousses :
— Sa bedaine en carène
— Il fend les vagues
— Bottes aux pieds
— Enflé de lui
— Falstaff s’écrie :
— Ma Normandie !
Un Pire :
Vois ce petit nuage en train de bourgeonner…
Au-dessus d’une terre à peine perceptible.
Dans le ciel du matin, encore on voit la lune
On perçoit maintenant quelques voiles glisser
Sur l’horizon très plat, quand se lève la brume
Et un grand bateau blanc s’approche, bien visible
Un voyageur, aventurier ou conquérant
Est sans doute à la proue, observant notre plage
Impatient d’accoster à un nouveau rivage
Le bruit des vaguelettes envahit tout l’espace
L’homme dans son bateau les entend-il déjà ?
Le pavillon est blanc, au sommet de son mât.
Vient-il ici pour faire un ultime voyage ?
Mettra-t-il dans nos cœurs de nouvelles images ?
Du haut de la hunette, un matelot nous voit.
Le navire est tout près, son mât touche le ciel.
Aux gestes qu’il nous fait, je devine la joie
de l’homme qui arrive en un pays nouveau.
Ce n’est certes pas lui qui viendrait, d’amertume,
exercer son courroux ou bien chercher fortune
Il vient chercher la paix : je le sens, je le vois !
Un Pire :
D’un pas qui ne se retourne pas
Un homme : Falstaff arrive sur les rives
Normandes, débarque en barque
Et remarque que sa mémoire se ravive
Morale élémentaire dite par les mousses et Falstaff :
| vent doux | ciel pur | soleil chaud |
| vent frais | ||
| dune sèche | herbe piquante | chardon bleu |
| gaillet odorant | ||
| gazouillis timide | cri insistant | murmure inconnu |
| jaune étonnant | ||
| À moi pays béni
Ô gazon d’Olympe Foulé hardiment Belle onagre Du matin Me voici Je te prends |
||
| sable chaud | tiges rêches | dos brûlant |
| vent tombé |
Falstaff :
Fortune qui souvent m’a laissé sur le sable
Aujourd’hui je le sens sera plus favorable
Le pays de Pirou s’offre à mon appétit
Sublime, j’en aurai c’est sûr quelque profit
Talochant le manant j’élèverai la dîme
Auberges et tripots me feront bonne mine
Femmes et saouleries je vais me les offrir
Fier comme un Artaban je vais tout conquérir.
Les Mousses :
— Falstafffff = F A L S T A F F F F F
— Fier-à-bras
— Arnaqueur
— Lubrique
— Seigneur improbable
— Tu reviens dans le pays de tes
— Ancêtres
— Foutre le bordel
— Faire le joli cœur
— Farnienter au soleil de Normandie
— Faire frissonner les Pires
— Falstaffiser Pirou
Falstaff :
De joie, mon coeur explose dans ma noble poitrine,
Vous me rendez ma lande, merci sainte Catherine,
Protectrice des Normands exilés outre-manche.
Qu’il fait bon retrouver le froid vent de la lande.
Nous partîmes mardi et nous voilà dimanche,
Cinq longues journées sans femmes, sans vin, sans latrines,
Rien à voir, que la mer, bien maigre lèche-vitrines.
Et soudain, tonnerre, souvenirs en avalanche.
Qu’il est bon à nouveau le vent froid de la lande.
Demain il sera temps de chercher un viatique :
Cueilleur d’écureuils ou dresseur de linaigrettes,
Ou gérant avisé d’une quelconque boutique.
En cette heure bénie admirons les moustiques,
Qui sur la belle lande répandent leurs voix d’aigrette.
Deux Pires :
Il y a des petits ponts épatants
Il y a un pull d’aiguilles de pin tricoté à l’ancienne pour arbres amoureux
Il y a des fleurs de pin, des linaigrettes qui montent qui montent qui montent
Il y a un escalier à vices pour envies pressantes de fourmis affairées
Il y a une chambre pornographique pour papillons chauds
Il y a une armée de liserons soldanelle tapie dans les dunes
— réservoirs pures araignées affamées
Il y a l’aileron de requin aux lentilles vertes sauce landaise
Il y a des brochettes d’escargots pécheurs
Il y a la branche de chêne serpent qui montre la voie
Il y a la noix de gale encrier des goubelins
Il y a des dards de pins, signatures de goubelins
Il y a l’effeuillage des sexes des pins
Il y a des herbes à copulation
Et j’y ai vu des libellules rouges
Il y a le piment royal pour nuits goubelines
Il y a l’ajonc d’Europe pour le piquant
Il y a des baies enivrantes pour chevreuils navrés
Et la langue des landes pour biche muette
Il y a la bourdaine, filtre d’amour
Il y a des graines rouges d’arôme pour bains moussus
Il y a des colliers de feuilles de coeur pour femme battue
Sexes pins et rock n’roll
Je retrouve l’odeur de l’herbe dans la chaleur
Tu salives au parfum de bonbons de la pomme de pin
Il respire l’air frais de la lande humide
Nous écoutons le bruit de ventouse de la mousse sous les pas
Vous entendez d’autres craquements ?
Ils sentent l’humidité effleurer leurs jambes nues
Chanson sur l’air des nains de Blanche-Neige
Hey ho ! Hey ho ! On mange des bulots
Avec du ber et d’la mayo
Hey Ho ! Hey ho !
. Sur la plage, Falstaff vient de débarquer. Les habitants de Pirou l’entourent et le pressent de questions.
Les Pires : Il vient, cuisinons-le. Hé, toi, nous voudrions t’entretenir des règles qui sont de mise sur le territoire de Pirou. Viens donc ici.
Falstaff : Là ?
Les Pires : Ici même, près de nous.
Falstaff : Là ?
Les Pires : Plus près encore, que nous t’entendions bien.
Falstaff : Ça va ?
Les Pires : Dis, nous croyons nous souvenir de cette tronche qui est tiennes, n’es-tu point Sir John ?
Falstaff : Falstaff ? ça va pas, gars ? Taratata. Falstaff charlatan, Falstaff patatras, Falstaff avala sa Valda. Satan crama Falstaff.
Les Pires : On nous prévint en effet récemment d’une mort… (plutôt douteuse l’histoire)…Et puis, si tu n’es lui, tu peux être son frère.
Falstaff : Falstaff pas smala, papa, maman, à part ça, nada.
Les Pires : Lui fils unique ? N’importe quoi ! Dis-nous ton nom.
Falstaff : D’Artagnan.
Les Pires : Comment ? C’est idiot comme nom. Ce nom existe donc ?
Falstaff (avec un fort accent slave) : Da !
Les Pires : Dis donc, tu t’exprimes en russe. D’où t’est venue science de cet idiome ? Y fus-tu, chez les Tchoutchks ?
Falstaff : Da, d’Artagnan passa par là, par l’Alaska.
Les Pires : Poursuivons : quel métier exerces-tu pour être ce globe-trotter que tu nous décris en termes si choisis qu’on n’y comprend goutte ?
Falstaff : Marchand d’astrakan, falbalas d’Ankara.
Les Pires : Peux-tu nous en offrir ?
Falstaff : Ah la la, la baraka passa. Barda pas là.
Les Pires : SDF, quoi… Et quel métier comptes-tu exercer chez nous ? T’occuper des ordures ? Veux-tu nettoyer les trottoirs, nous tendre brosse pour reluire, ou curer les égouts ?
Falstaff se trahissant : Nada, pas taf dans gravats. Falstaff Pacha !
Les Pires : Pour qui te prends-tu, espèce de menteur ! Te voici découvert ! Entre le commissaire de Police de Pirou, qui se mêle aux habitants.
Inspecteur de Police : Préfecture de Police ! Ton nom, et pour de bon !
Falstaff : Falstaff, basta !
Inspecteur de Police : Ton prénom.
Falstaff : Jack.
Inspecteur de Police : Père ?
Falstaff : Falstaff a pas papa. Bâtard lambda.
Inspecteur de Police : Mère ?
Falstaff : Nana à lambada. Nana lambda.
Inspecteur de Police : Où vis-tu le jour ?
Falstaff : A Alma Ata.
Inspecteur de Police : En Russie ?
Falstaff : Ah ah, Kazakhstan !
Inspecteur de Police : Interdit de rire, point de moqueries ici. [Entre un autre flic]. Il est inconnu de nos services, pour le moment. Poursuivons. D’où viens-tu ?
Falstaff : Ah là là ! Falstaff alla à Nara, à Na Tang. Falstaff passa par Lhassa sans lama, alla à Da Nang. Falstaff adapta mahabharata, sans mahatma, sans maharadja à Kalamandalam. Falstaff alla par sampan à Djakarta, alla à Dacca, passa par Samarkand, Hamadhan, ramassa grand tas d’abats à Nadjaf, lampa pas mal d’arack à Damas. Falstaff alla à Jaffa, parla à Gaspard, à Balthazar, à Sarah, accabla Abraham à Gaza, passa par Amman, par Aqaba, par Saqqarah. Falstaff grava sa saga dans la mastaba à Barabbas, massacra sans sparadrap à Marmara, Falstaff parla à Caracalla, à l’agaçant Trajan. À part ça, passant par Rabat, Falstaff dansa la java à Casablanca, passa par Dakar. Falstaff racla haras d’Aga Khan (cracra nasal : fatal !) Falstaff passa par Asmara, alla, sans drakkar, à Madagascar. Falstaff passa par catamaran à Caracas, chanta la salsa, alla à Atlanta, par l’Arkansas, l’Alabama, s’alarma à Dallas. Falstaff s’arrachant d’Alcatraz, passa par Panama, s’amarra à Malaga, dansa la samba à l’Alhambra. Là, Bartabas cavalcada. Falstaff s’avança à Salamanca, adapta à Arrabal à l’Alcazar, clampa Salazar (Tchac !) Falstaff alla à Rastadt par Sarlat. Là-bas, Falstaff s’attacha à Carla… ! « Pars, fada ! Par là-bas ! », lança l’avatar pas grand … Passant par Gap, par hasard, Falstaff parla à Pascal, à Chagall, à Tzara, … (marrant) ! Traçant par Graz, par Gand, Falstaff passa par Arras, par Carnac, avala calva !
Inspecteur de Police : Signes distinctifs ?
Falstaff : Falstaff a mal à l’avant-bras.
Inspecteur de Police : Tes mets préférés, énorme gourmet ?
Falstaff : Accras, carambars, ananas, calamars.
Inspecteur de Police : Cette fumée qui te sort du nez, qu’est-ce que c’est ?
Falstaff : Tabac, tabac, tabac !!!
Inspecteur de Police : Tu ne rompis donc en rien tes noires coutumes, vols, viols …
Falstaff : Rapts !
Inspecteur de Police :…tueries, et, pire que tout, les fumées immondes de tes clopes ! Criminel tu fus, criminel tu restes. Quel est ton but, cette quête qui est tienne ?
Falstaff : Graal à Falstaff ? Barbara !
[Remous dans la foule].
Les Pires : Une des filles du duc ! Si belle, si noble, si pure, si blonde !
Falstaff : Da.
Les Pires : Que veux-tu lui offrir, triste sire ?
Falstaff : Crac-crac.
Les Pires : Et tu songes te présenter chez son père ?
Falstaff : Paradant, ahanant, bavant, la tagada pas raplapla.
Les Pires : De quelles vertus peux-tu t’enorgueillir ?
Falstaff : Galant, vantard, franc. Dans la Pravda, grand ramdam, star dans Gala. Ça va ?
Les Pires : Tu es honnête. Corrompu, pleutre, but honnête.
Falstaff : Da !
Un des Pires : Si, pour venir ici, tu cours mille détours pour défier tes ennemis, surmontes les épreuves et les pièges qu’ils te tendent, dusses-tu inventer cent mille et un prodiges, tu finis toutefois en immense triomphe. Rien ne peut freiner cette progression forcenée. Nulle dune dressée sur ton chemin, nulle houle, nul remous de l’éther n’est en mesure d’écorner une si invincible volonté de conquête. De cette cité de Pirou, sois notre roi et chef, toi qui mets le pied sur la grève. De sentiers fleuris en vertes fougères, Pirou est ton fief légitime. Bonjour, noble seigneur, ton peuple en joie est ici.
Tous : Vive Pirou ! Vive notre seigneur !
Les Pires : - Maintenant que tu es des nôtres, que vas-tu offrir à ton peuple ?
Falstaff :
— Tout mon savoir faire ;
— Le faire savoir de mon savoir-faire ;
— L’enseignement du faire savoir de mon savoir-faire ;
— L’édition de l’enseignement du faire savoir de mon savoir-faire ;
— Tout le trésor précieux de l’édition de l’enseignement du faire savoir de mon savoir-faire ;
— La substantifique moelle de tout le trésor précieux de l’édition de l’enseignement du faire savoir de mon savoir-faire ;
— La ponction de la substantifique moelle de tout le trésor précieux de l’édition de l’enseignement du faire savoir de mon savoir-faire ;
— La ponction de tout le trésor précieux de l’édition de l’enseignement du faire savoir de mon savoir-faire ;
— La ponction de tout le trésor précieux de l’édition du faire savoir de mon savoir-faire ;
— Le trésor précieux de l’édition du faire savoir de mon savoir-faire ;
— Le trésor de savoir faire faire !
Au presbytère. Falstaff pédagogue à sa façon.
L’élève : Maître Falstaff, apprenez-moi l’anglais.
Falstaff : D’accord : « There is butterfly in the sky », voilà, tu connais les bases.
L’élève : Ça suffit pas pour parler anglais.
Falstaff : Ne t’inquiète pas, les Anglais sont handicapés du cerveau, de la jambe, du bras, enfin de partout, quoi.
L’élève : Bon alors apprenez-moi le chinois.
Falstaff : Ping pong ! Bon, tu as compris comment ça marche ?
L’élève : Non.
Falstaff : C’est simple, tu dis la phrase et tu rajoutes ping pong. Ex : de l’eau s’il te plaît ping pong !
L’élève : Finalement je vois que vous n’en savez pas plus que moi.
Falstaff : Si, si, look, je parle Chinois ping pong.
L’élève : J’ai bien compris, je n’en sais pas plus qu’avant !
Falstaff : T’inquiète, petit, t’iras jamais en Chine alors retiens ping pong.
L’élève : D’accord.
Falstaff : Tu vois c’est simple. Au revoir ping pong.
L’Elève : Maître Falstaff, apprenez-moi les femmes.
Falstaff : Ah, les femmes, c’est très simple : il y a deux principes à retenir.
L’Elève : Mais si c’est très simple, pourquoi y a-t-il deux principes à retenir, et non un seul ?
Falstaff : Parce que la femme est double mon enfant : c’est là le premier principe. Par exemple : elle rêve au Prince charmant mais n’offre jamais son cul qu’aux voyous !
L’Elève : Maître, si c’est ça, je crois que je préfère apprendre à devenir un voyou !
Falstaff : Sache que le prince apprend du voyou, mais le voyou n’apprend pas du Prince.
L’Elève : Mais les femmes, maître ?
Falstaff : je t’ai déjà dit, il y a deux principes.
L’Elève : Et quel est donc le second principe ?
Falstaff : Et bien c’est évident, puisque la femme est double, il vaut mieux en avoir deux !
L’Elève : Maître Falstaff, comment aborder la linguistique ?
Falstaff : Eh bien, tu vois, tu parles, je parle, mais c’est toi qui écoute et qui doute.
L’Elève : Mais euh… je croyais que…
Falstaff : Tu croyais que quoi ? La langue est mon domaine : j’assène, je tranche, je dis.
L’élève : Bon, Maître. Mais la langue s’entend-elle au sens de l’organe, ou au sens figuré ? Autrement dit, quand vous dites que la langue est votre domaine, la langue de veau fait-elle partie de ce domaine ?
Falstaff : Bien cuite avec 1 kg d’oignons, ça peut aider à prendre le bon ton.
L’élève : Et aussi la langue de pute ?
Falstaff : Langue de vipère, l’insulte est bonne à pratiquer pour accuser l’aisance
L’élève (rougissant, ému) : Je parlais de la langue de pute au sens propre du terme, Maître.
Falstaff : Langue de pute est au programme de cette année.
L’élève : Et où m’emmènerez-vous, Maître ?
Falstaff : Viens, suis-moi, et fais feu de tout bois, les paroles ne sont bonnes que perfides.
L’élève : Mais Maître, ceci est un bordel, ce n’est pas une école !!!
Falstaff : Est-ce cela qui te fait peur ? Parbleu !
L’élève : Ben euh… Si la linguistique suppose de se défaire de l’état de puceau, je veux bien faire un doctorat.
Falstaff : Assez ! Finissons-en. La langue est affaire d’homme et non de maigrelet.
L’élève : Maître Falstaff, pouvez-vous m’apprendre à chanter ?
Falstaff : Évidemment, je suis le Caruso du XVe siècle !
L’élève : Oui mais je préférerais chanter des chants d’aujourd’hui…
Falstaff : Qu’aimes-tu, les chants religieux, les chants d’amour, les chants paillards ?
L’élève : Les chants paillards c’est quoi ?
Falstaff : Des chants égrillards, pleins de grossièretés, de virilité !
L’élève : Oh oui, je veux bien apprendre des grossièretés !
Falstaff : Il faut d’abord apprendre le vocabulaire. Des mots tels que « nichons », « tétons » , « mamelons » etc.
L’élève : Vous aimez beaucoup les seins, maître ! Je connais aussi « saperlipopette », « zut », et « ta mère en jupon sur la plage de Pirou » ! Ce sont des grossièretés aussi ?
Falstaff : De très belles grossièretés. Si tu veux, je t’apprends à les mettre en rimes et en musique
L’élève : Est-ce que ça marche aussi pour les chansons d’amour ?
Falstaff : Parfaitement !
Chanson « J’aime bien tes carottes »
J’aime bien tes carottes
Aimes-tu mon bulot ?
Tes carottes me bottent
J’admire ton culot
Je n’y puis plus tenir
Veux-tu m’appartenir
Viens voir dans ma culotte
J’y élève un bulot
Et une chouette hulotte
Qui ronge des mulots
Si tu as le bras long
Fouille mon pantalon
Mettons-nous à notre aise
Deux carottes, un bulot
Avec la mayonnaise
Il n’y a rien de plus beau
Mais n’en mangeons pas trop
Ou gare à la gastro
Falstaff galant.
Falstaff a convoqué discrètement ses brunes
Depuis son arrivée occupé à plein temps
Réservant sans complexe une chambre à chacune
Le ventre déployé comme une roue de paon
Depuis son arrivée occupé à plein temps
Il a chaussé le poil du singe qui bamboche
Le ventre déployé comme une roue de paon
Il se fraie un chemin entre paires de loches
Il a chaussé le poil du singe qui bamboche
Les montes tour à tour sans fatigue montrer
Il se fraie un chemin entre paires de loches
Ignorant qu’elles ont partagé le secret
Il monte à tour de bras sans fatigue montrer
Ondulant de la croupe, il tronche, il tronche, il tronche
Ignorant qu’elles ont partagé le secret
Et vont cruellement lui exploser la tronche
Ondulant de la croupe, il tronche, il tronche, il tronche
Réservant sans complexe une chambre à chacune
Elles vont gentiment lui exploser la tronche
Falstaff a provoqué la colère des brunes
Falstaff :
Je vois clair dans leur jeu :
Je sais leur port de tête altier, la courbe délicate de leur gorge bombée qui s’enfle comme un bolet savoureux !
Je remarque le rose de la bruyère qui l’emporte peu à peu sur la linaigrette de leurs joncs, si vous voyez ce que je veux dire...
Je souligne qu’elles dissimulent un talent artistique et des paysages inexplorés...
J’ignore si elles nourrissent encore des sentiments pour leur mari.
Je pense que le seul bruit de mon arrivée suffirait à les faire pâlir et s’enfuir au-delà des mers !
Je suis sûr que leur désir germe et s’épanouit en fougères lubriques.
Je parie que la grande camomille est moins savoureuse que le parfum de leurs aisselles !
Je refuse de croire qu’elles pourraient résister à la puissance infinie de mes désirs ardents.
Je sais que le souffle de mon approche suffit à les faire onduler !
Poèmes en térine
Tu as du courage, Amanda
D’affronter cette Bethsabée
Qui complota avec Circé
Lorsque dans le chant de Circé
J’entendrai ton nom Amanda
Je m’enfuirai de Bethsabée
Et je dirai à Bethsabée
Qu’elle n’a pu, comme Circé
M’éloigner de toi, Amanda.
*
J’ai vu dans ton jeu, Bethsabée
Crois-tu que je chéris Circé
Ou crois-tu que j’aime Amanda ?
Je feins d’adorer Amanda
Pour que nul soupçon, Bethsabée
N’éveille les cris de Circé
Mais loin d’incliner pour Circé
Ou de courtiser Amanda
Mon cœur bat pour toi Bethsabée
*
Ne crains pas ma flamme, Circé
Car je n’aime pas Amanda
Et je suis las de Bethsabée
Mais si survenait Bethsabée
Pour te chercher, chère Circé,
Sois prudente avec Amanda
Car j’ai éconduit Amanda
J’ai rompu avec Bethsabée
Pour me vouer à toi, Circé.
*
Falstaff (s’adressant à une 1ère femme) :
Il est temps, ma jolie, de baisser votre garde
Ma passion se rit de votre résistance
Foin de protestation, ma grande épée se darde
Vos défenses plieront face à son arrogance
Ma passion se rit de votre résistance
De grandes forteresses en vain vous érigez
Vos défenses plieront face à son arrogance
Je sais que ces murailles sont faites de papier
De grandes forteresses en vain vous érigez
Mais il est bien entré, l’ennemi, dans la place
Je sais que ces murailles sont faites de papier
Vous feignez la froideur, mais n’êtes pas de glace
Mais il est bien entré, l’ennemi, dans la place
Il est l’heure, mignonne, de lui faire allégeance
Vous feignez la froideur, mais n’êtes pas de glace
Cessons la comédie de cette résistance
Et sans fausse pudeur, goûtez votre défaite
Il est temps, ma jolie, de baisser votre garde
À m’ouvrir votre porte, soyez désormais prêtes
Foin de protestation, ma grande épée se darde
Falstaff (s’adressant à une 2ème femme) :
Lève ton pont-levis, ô rebelle déesse
Tant il cogne à ton huis, que mon coeur se brise
Je te veux conquérir et l’avoir pour promise
Il n’est pire souffrance que d’être sans caresse
Tant il cogne à ton huis que mon coeur se brise
Je te serai fidèle, je t’en fais la promesse
Il n’est pire souffrance que d’être sans caresse
Rester sans boire n’est rien quand on aime à sa guise
Je te serai fidèle, je t’en fais la promesse
Fie-toi à mes propos et non à la marquise
Rester sans boire n’est rien quand on aime à sa guise
Deviens mienne à Pirou en cette forteresse
Lève ton pont-levis, ô rebelle déesse
J’ai l’humeur amoureuse à fondre la banquise
Je te veux conquérir et t’avoir pour promise
Ne me fais pas le coup de devenir abbesse !
Falstaff (s’adressant à une 3ème femme) :
Né pour la guerre, je recherchai pourtant l’amour
De la dame-blanche ayant pour nom Colombine
Celle qui trônait dans tous les magazines glamour,
Que j’épluchais hardiment sous la couleuvrine.
De la dame-blanche ayant pour nom Colombine
Je veux forcer l’hymen au château de Pirou
Que j’épluchai hardiment sous la couleuvrine
L’affaire, me dit-on, n’est pas que combler un trou
Je veux forcer l’hymen au château de Pirou
Vaincre les trois lions dont le trépas est la mise,
L’affaire, me dit-on, n’est pas que combler un trou
L’atermoiement n’est que partie dans la remise.
Vaincre les trois lions dont le trépas est la mise
Désormais je sais que moi Falstaff ai la main
L’atermoiement n’est que partie dans la remise
Elle m’a meurtri hier mais je la prendrai demain…
[Falstaff sort. Les femmes se retrouvent.]
— Allons mes sœurs, venez, tenons notre concile
— Rassemblons nos esprits pour définir bientôt
Le moyen de punir ce sinistre imbécile.
— Que pour jamais Falstaff évite ce château !
— Rassemblons nos esprits pour définir bientôt
Les menaces, les coups pour lui marquer la trogne
— Que pour jamais Falstaff évite ce château !
— C’est à nous qu’appartient de châtier cet ivrogne.
— Des menaces ! – Des coups pour lui marquer la trogne !
— Lapidons le vantard ! Crevons lui la bedaine !
— C’est à nous qu’appartient de châtier cet ivrogne !
— Faisons-lui endurer le poids de notre haine !
— Lapidons le vantard ! crevons-lui la bedaine !
— Lançons-le dans la douve ! Coupons-lui les oreilles !
— Faisons-lui endurer le poids de notre haine !
— Pendons-le ! - Noyons-le ! – Piquons-lui son oseille !
— Lançons-le dans la douve ! Coupons-lui les oreilles !
— Voletons alentour sous forme de hulotte !
— Pendons-le ! - Noyons-le ! – Piquons- lui son oseille !
— Attrapons-le au corps ! - Flanquons-lui des calottes !
— Voletons alentour sous forme de hulotte !
— Animons les gisants blafards sous leurs armures…
— Attrapons-le au corps ! – Flanquons-lui des calottes !
— Arrachons-lui les yeux ! découpons-lui la hure !
— Animons les gisants blafards sous leurs armures !
— Allons mes sœurs, venez. Quittons notre concile
— Arrachons-lui les yeux. – Découpons-lui la hure !
— Voilà comment châtier ce sinistre imbécile !
19 heures : c’est l’angélus, le temps d’un petit intermède musical.
Chronopoème de 12 secondes de torture :
1, 2, 3, Torturons au bois
4, 5, 6, Cassons son coccyx
7, 8, 9, Hachons ce gros boeuf
10, 11, 12 Il sera tout rouge.
[Les femmes se jettent sur Falstaff]
Dames-blanches : pour Ninon, pour Marie : caresse plume d’oie
Falstaff : oui ! encore une fois ; mais non, ça me chat…ouille !
Dames-blanches : pour Lucie, pour Circé, prends ça ! Vlan sur les doigts !
Falstaff : donnez ma punition : je suis une frip…ouille !
Falstaff : fessez, battez, cognez ! jetez-moi sur la p…aille !
Dames-blanches : tu en veux encore ah ! voilà, vieux sacri…pan !
Falstaff : c’est ça, oui, oui, plus bas, je suis une can…aille !
Dames-blanches : ça en réclame encor mais pourtant ça crie…pan !
Falstaff : fouettez, lacérez, châtiez ma vilain…ie !
Dames-blanches : sacrebleu, c’est un dur ! puisons dans notre s…toc !
Falstaff : envoyez-moi au ciel, faites mal à Johnn…y !
Dames-blanches : oui, on va lui fair’mal ! tiens, prends ça, gros mas…toque !
Falstaff :
grâce à vous dames-blanches, je m’en vais satisfait,
Comme un bon chevalier, je meurs mon arc bandé.
[Falstaff est emmuré vivant dans une tour.]
Fastaff, as-tu pris tes béquilles ?
Es-tu donc devenu infirme ?
Faut-il préparer ton linceul ?
Tu perdis au jeu des trois dames
Il ne s’en fallut que d’un poil :
Se faire ainsi damer le pion !
On t’a marché sur les arpions
Tu as reçu grosse béquille
Tous te sont tombés sur le poil
Les gros gnons t’ont laissé infirme
Tu voulais baiser les trois dames
Qui cousent à présent ton linceul
Ah ! Tu auras bien beau linceul
Brodé et en guise de pion
Reçois les crachats de ces dames
Que ne pareront pas tes béquilles
Vraiment tristement pauvre infirme
Et ton cadavre mis à poil
Ton corps pourri couvert de poils
Qu’on va cacher sous le linceul
Et tous tes attributs d’infirme
Où se promènent les morpions
On y adjoindra tes béquilles
Pour la plus grande joie des dames
Quand je me souviens des trois dames
Pour qui tu te mouillais le poil
Tu ne pensais pas aux béquilles
Et encore moins au linceul
Dans ta cassette plus de pions
C’en est bien fini pauvre infirme
Dure est la mort de l’infirme
Porté sous les lazzi des dames
Tu as perdu ton dernier pion
Et d’un solide passepoil
On va te coudre en ton linceul
T’auras plus besoin de béquilles
Tu es à poil dans ton linceul
Ne te servent pion ni béquilles
Nul n’infirme ! Dansent les dames.
Un Pire :
Manant qui passe devant la stèle
Sans même y jeter regard
Abruti ne sachant pas plus
Lire que celui que tu foules
Tu fais honneur à la cette maison.
Sache que sous la pierre
A pourri la bedaine
Dont Falstaff fut si fier.
Ses frasques et ses fredaines
Ont pris la même voie.
Il mourut tel qu’il vécut
Avec arrogance et outrecuidance.
Manant ne daigne prier pour lui
Puisqu’en enfer il éternise.
Épitaphe de Falstaff
Vous tous qui passez ici
Vous, bons vivants,
Joyeux lurons, épicuriens
De notre douce France
Prenez le temps de savourer
Humer, goûter, détailler, délecter,
Mâcher, mastiquer, déchiqueter, déglutir,
Mais aussi et surtout
Regarder, dévorer des yeux
Pour vous préparer religieusement
À la dégustation
Car n’oubliez jamais que
Ce qui ravira vos palais de gourmet
Ou de simple dévoreur de nourriture
Est le fruit d’un travail
Long, inventif, minutieux, précis
La fraîcheur de denrées, leur variété,
L’épluchage, l’accompagnement, les herbes et épices,
Les marinades et autres courts-bouillons, la cuisson
Et la présentation des plats
Tout cela, joyeux bouffeurs
Moi, sire Falstaff, Chevalier de Pirou,
J’en ai usé et abusé
Et Ventre Bleu, ce fut merveilleux
Le bien manger est nécessaire
Mais trop, mène à l’embonpoint
À l’indigestion, à l’hypertension
Aussi, je vous suggère d’y penser souvent
Et de ne point céder à la tentation
Si toute vie mène à une mort certaine
Que cette mort ne soit pas due
À l’abus car l’abus tue
Ayez donc une pensée ici
Pour tous les ventres ronds
Dévoreurs, aujourd’hui disparus
Qui murmurent des tréfonds
« Bon Dieu, que c ’était bon »
Sur la plage.
Inspecteur de Police :
Depuis que Falstaff est emmuré au Moulin de Beauregard, la morosité règne à Pirou : on exporte le vin faute de l’écouler ; le cours de la ceinture de chasteté s’est effondré ; les chaperons sont au chômage ; plus d’ivresse sur la voie publique, plus de tapage nocturne, les bordels ont fermé.
Les Pires :
On gémit, qui gémit ? Écoutez, écoutez,
C’est Falstaff qui gémit et nous sommes punis !
Ah, pourquoi donc, pourquoi, en avons-nous douté ?
C’est le village entier qui se voit démuni.
— Quel malheur il est mort et sans qu’on le confesse !
— Tout ce qu’il m’a volé, je lui aurais donné !
— Ô mon dieu, j’aimais tant qu’il me pince les fesses !
— Ce qu’il nous a fait rire, ce qu’on va s’ennuyer...
— Ah ! Non ! Qu’avons-nous fait ?
— Nous l’avons zigouillé !
— Qu’il manque son délire !
— Il était rigolo !
— Te souviens-tu du jour où il avait pété
— Au milieu de l’office en criant “Haricots !” ?
Voler, vider, piller, tu fis cela et pire
Tu n’étais qu’un brigand, un sot de bas étage
Mais déjà regrettant tes façons de sauvages
Nous nous sentons perdus, reviens nous divertir !
Un Pire : Il nous faut un nouveau Falstaff !
Un des élèves : L’un de nous n’a qu’à s’y coller ! Nous avons été à bonne école !
Les Pires : Alors, qui est le nouveau Falstaff ?
Un Falstaff supposé : Capitaine de l’armée et chuis Falstaff
Un autre Falstaff : Chef de la confrérie des capitaines de l’armée et chuis Falstaff
Un autre Falstaff : Mauvaise conscience du chef de la confrérie des capitaines de l’armée et chuis Falstaff
Un autre Falstaff : Mauvaise conscience du chef de la confrérie des capitaines de l’armée aux services royaux et chuis Falstaff
Un autre Falstaff : L’âme de la mauvaise conscience du chef de la confrérie des capitaines de l’armée aux services royaux et chuis Falstaff
Un autre Falstaff : La réincarnation de l’âme des capitaines de l’armée aux services royaux et chuis Falstaff
Un autre Falstaff : La réincarnation de l’âme royale et chuis Falstaff
Un Pire (tenant un enfant dans les bras) : - La réincarnation de Falstaff
Les Pires : C’est lui ! c’est lui ! [L’enfant est porté en triomphe]
Vive notre nouveau Falstaff ! Vive notre sauveur !
— C’est un géant de la taille d’une Tour Eiffel pour qui l’océan est un nid
— C’est un héros de légende incarnant un mythe grec, un dieu de l’Olympe
— Sa peau de la couleur du sable contraste avec le bleu turquoise du plan marin
— Son regard dirigé vers la terre inquiète
— Le voilà qui s’élève du sol et moi de me sentir créature insecte face à cet homme géant
— Le voilà qui déploie son bras, se penche, et de la phalange de son index vient me toucher le crâne.
— Les Pires : Vive notre nouveau Falstaff ! Vive notre sauveur !
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